il se confirme que je pourrais bientôt être interviewé pour ce livre. Je vais savoir ce que ça fait.
Est ce parce que c'est mon métier que je me pose toutes ces questions ? Comment cela va-t-il se passer ?
Hier alors que je faisais l'énième interview en face à face d'un pdg d'entreprise, je réalisais encore toute la dimension ludique de ce moment... Le début où l'on se jauge mutuellement. Où lui ne dit pas grand chose, répète le discours de com, où je pose des questions relativement douces, sans grand enjeu. Puis peu à peu, comment on l'amène à se livrer... On se manipule mutuellement le temps d'une interview, on se séduit, on se charme..
Il faut percer la carapace, donner à l'autre l'envie de nous montrer ce qu'il a dans le ventre, le mettre en confiance, le convaincre qu'il n'a rien à y perdre. Pour cela, j'essaie dêtre le plus possible en empathie, de lui monter qu'il est tout pour moi, que ce qu'il me dit m'importe plus que tout au monde, que ma seule préoccupation est de comprendre qui il est de l'intérieur.
Parfois ça marche.
Je n'arrive pas à être agressif, comme certains de mes confrères. Je préfère la méthode douce. dans les deux cas pourtant il s'agit de voler une partie de celui qu'on interroge.
Parfois, comme hier, ça marche et c'est génial. Les défenses sautent, et les discours convenus, "corporate" comme ils disent, sautent. La personnalité apparaît, il se passe quelque chose. on sent un être passionné, de chair et de sans, pas un directeur général.
Pour ces cinq minutes là, tous les tunnels du monde sont supportables.
vendredi 30 mai 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire