<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258</id><updated>2012-01-21T10:32:35.547-08:00</updated><title type='text'>2feuilletsetaulit</title><subtitle type='html'>journalisme au quotidien, littérature, vie des média</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>45</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-3471063915443960075</id><published>2012-01-21T10:32:00.001-08:00</published><updated>2012-01-21T10:32:35.562-08:00</updated><title type='text'>Adieu à ce qui vient Pierre Cendors Finitude</title><content type='html'>Meilleure confirmation de l'année &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quitte à me répéter, encore un livre pour lequel il faut féliciter l'éditeur pour la beauté de l'objet, de la couverture dorée au motif vénitien à la qualité du papier et de l'impression, tout ici est réussite et s'accorde à merveille avec un texte dense et bref, porté par une langue singulière et puissante (j'avais adoré Engeland de Pierre Cendors, l'essai est ici confirmé).&lt;br /&gt;Tout ici est tellement délicat que l'on n'ose pas mettre ses vilains mots pour en parler. Adieu à ce qui vient est entre le conte et la poésie, une sorte de rêverie vénitienne où un riche étranger débarque organisant des fêtes mémorables. Bientôt une femme apparaîtra, puis disparaîtra une autre la remplacera... &lt;br /&gt;Impossible d'en dire davantage. On retrouve dans ce livre tout ce qu'on imagine de Venise, le goût pour les masques, les mystères, le jeu des ressemblances entre la représentation et la réalité, servi par un écrivain qui mériterait d'être davantage connu. &lt;br /&gt;« Fortuno, as tu déjà vu le paradis ?&lt;br /&gt;-Non.&lt;br /&gt;- Tu te trompes.&lt;br /&gt;Le peintre suivit le regard de l'étranger. Il vit les plafonds qu'éclairait le soleil de la lagune et compris tout. Ce fut son chef d'oeuvre. » &lt;br /&gt;Toutefois si les fêtes s'enchainent, les souvenirs pèsent aussi dans ce décor, où un personnage apprendra bientôt à dire « adieu ce qui vient » pour le vivre enfin vraiment. &lt;br /&gt;« Le jour, elle t'accompagne à chaque instant, comme ton souffle. Elle est encore là, la nuit, quand tu ne peux la voir. Elle est née en même temps que toi. Veille sur elle, c'est ton amie, recherche parfois sa compagnie, joue et aprle avec elle, car vous vivrez mieux ensemble que seules. C'est ta mort, mais tu peux l'appeler par un autre nom si tu le souhaites. » &lt;br /&gt;Juste parfait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-3471063915443960075?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/3471063915443960075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=3471063915443960075' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3471063915443960075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3471063915443960075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/adieu-ce-qui-vient-pierre-cendors.html' title='Adieu à ce qui vient Pierre Cendors Finitude'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-93556964746576302</id><published>2012-01-21T10:31:00.000-08:00</published><updated>2012-01-21T10:32:01.763-08:00</updated><title type='text'>Le livre blanc Rafael Horzon Editions Attila</title><content type='html'>MEILLLEUR DECOUVERTE 2011&lt;br /&gt;D'abord félicitons les éditions Attila, le livre blanc est d'abord très très beau et élégant. Sur le papier (c'est le cas de le dire) le livre aurait pu me déplaire entre performance d'art contemporain et roman classique, il m'a pourtant emballé complètement. Drôle, intelligent, il est un peu le petit cousin berlinois du formidable roman de Jonhathan Lethem, Chronic City. Soit les aventures d'un jeune homme qui cherche à faire quelque chose de grand dans le Berlin d'après la chute du mur. Sauf qu'il découvre bientôt que tout a déjà été dit, et que ses projets ne réussissent pas vraiment, quand bien même il fait preuve d'une hallucinante fantaisie, créant un jour une université d'un genre nouveau, une galerie spécialisée dans les artistes contemporains nippons ou inventant le magasin de meubles qui ne vend qu'un seul modèle. Satire du monde de l'art, de l'expérimentation à tout va, le roman est aussi très drôle par le talent de Rafael Horzon à doser justement ses plaisanteries.. quand d'autres peuvent être lourds. « Et bien entendu, l'entreprise REDESIGNDEUTSCHLAND était l'incarnation quasi parfaite de la Nouvelle Réalité. Mais elle était d'environ neuf ou dix pour cent plus radicale et plus moderne que toute autre entreprise ayant jamais existé, elle ne rencontra jamais le succès commercial escompté. » « il [La troisième voie, un livre écrit par le narrateur] se vendit à dix exemplaires la première semaine, après quoi les ventes chutèrent dramatiquement » écrit le narrateur après qu'il a organisé une fête mémorable pour le lancement. Critique joyeuse de la société de spectacle qui est la nôtre, le livre blanc figure en très bonne place des découvertes de cette année. Il faut suivre les prochains travaux de Horzon. &lt;br /&gt;(dans le livre, on trouve deux cahiers de photos réalisés par le narrateur censé illustrer le récit. Photos à la légende souvent absurde, il participe à la dimension parodique de ce premier roman venu d'Allemagne, qui n'est pas seulement le pays de la machine outil et d'Angela Merckel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-93556964746576302?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/93556964746576302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=93556964746576302' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/93556964746576302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/93556964746576302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/le-livre-blanc-rafael-horzon-editions.html' title='Le livre blanc Rafael Horzon Editions Attila'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-8863692875129348156</id><published>2012-01-21T10:30:00.000-08:00</published><updated>2012-01-21T10:31:22.511-08:00</updated><title type='text'>Le cas Sneijder Jean-Paul Dubois Editions de l'Olivier</title><content type='html'>Comme son titre l'indique, ce nouveau roman de JP Dubois s'intérese au cas Paul Sneijder, un enième avatar du personnage duboisienne, une sorte de looser monomaniaque passionné des choses mécaniques, aux passions singulières, profondément inadapté au monde, qui n'aime pas sa famille qui le lui rend bien, enfin entendons-nous qui n'aime pas ses enfants et sa femme, mais qui reste fidèle à ses parents sorte de modèle indépassable.  Le Paul Sneijder en question est un survivant. IL est monté dans un ascenceur avec la fille qu'il a eu d'un premier mariage et avec lequel il a peu communiqué pour des raisons qui tiennent surtout à sa deuxième épouse. Il en sort vivant mais devient XXX (le fameux mot qui n'existe pas pour désigner le parent qui a perdu son enfant, signe dirons certains que cette situation est impossible à dire). A partir de là, il devient passionné par les ascenceurs, qu'il tient pour le fondement de la civilisation, collectionne anecdotes et savoirs encyclopédiques sur la question, s'éloigne de sa fille et de ses deux fils (des jumeaux), et trouve un temps une forme de salut en promenant des chiens dans un parc très chic de Montréal. Sans n'être jamais pesant ou cuistre, ces promenades sont pour le narrateur l'occasion de réflexions sur la part animale qui nous habite tous, même si en tant qu'espèce nous construisons des ascenseurs qui peuvent s'effondrer.. parabole de la catastrophe qui rappelle le lien entre la maîtrise technique du monde et la force de la nature ici incarnée par la loi de la gravitation. &lt;br /&gt;Ceux qui connaissent Jean-Paul Dubois y retrouverons aussi son humour habituel, très anglo saxon (ce n'est pas pour rien que j'ai connu Dubois dans une critique de Paperboy de Pete Dixter), son1 talent pour mener un récit et son grand savoir faire pour monter une scène ou des personnages (la femme adultère qui fait du poulet fermier chaque fois qu'elle voit son amant est un des plaisirs de ce roman qui n'en manque pas).&lt;br /&gt;Seule différence : alors que pendant longtemps, Dubois a poursuivi les dentistes d'une sorte de vindicte. Ici ce sont les avocats fiscalistes (les deux jumeaux qui prennent le relais), quand la fille morte et aimée est dentiste.&lt;br /&gt;Roman du temps qui passe, du regret, jamais acide ni complaisant, le cas Sneijder est salutaire dans une époque où « faire son dueil » est devenue une sorte de mantra. C'est le récit d'un deuil impossible, sans que rien ne soit tragique. Dubois est toujours très juste. "Vivre ensemble. c'était déjà impossible de coexister avec sa propre famille. la vie était un sport individuel. On pouvait mourir ensemble dans un ascenseur. Pas y vivre. supporte l'autre était toujours un supplice intime. Surveiller son territoire. Recalculer sans cesse. Pour le reste, les chiens chiaient. Et voilà tout." Seule réserve : je tiens les accomodements raisonnables, le précéent ouvrage de J.P. Dubois, pour un très très grand roman. Celui là m'a semblé un cran au-dessous (la rumeur prétend qu'il voulait arrêter d'écrire). A le lire, ceux qui le connaissent retrouveront tout ce qui fait le plaisir de Dubois, ceux qui le découvriront, se réjouiront d'avoir un nouvel ami qui leur parle si justement de la vie telle qu'elle ne va pas. Pour ma part, j'ai retrouvé un vieux compagnon de vie, avec ce sentiment que l'on ressent parfois quand on a vécu des moments très forts avec quelqu'un et que le retrouvant quelques années après, la rencontre est un peu moins forte que dans le souvenir. Un problème de riche.. Foncez le lire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-8863692875129348156?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/8863692875129348156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=8863692875129348156' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/8863692875129348156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/8863692875129348156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/le-cas-sneijder-jean-paul-dubois.html' title='Le cas Sneijder Jean-Paul Dubois Editions de l&apos;Olivier'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-3673447370281190751</id><published>2012-01-21T10:29:00.002-08:00</published><updated>2012-01-21T10:30:21.801-08:00</updated><title type='text'>Stéphane Hoffmann Les autos tamponeuses Albin Michel</title><content type='html'>Pour ceux qui comme moi ont plus de 40 ans, le roman de Stéphane Hoffman m'a rappelé un autre de Jacques Laurent (ce qui ne devrait pas déplaire à l'auteur), l'inconnu du temps qui passe, qui avait la même liberté formelle que celui là et une même qualité française. Dans les auto tamponeuses Je pense à la scène écrite sous forme de pièce de théâtre dans le dernier quart du roman, scène de comédie qui s'intercale dans le roman. Ou ce passage, où s'en prenant au principe de précaution, Hoffmann  cite un extrait de Proust, y intercalant tous les messages de précaution qu'il faudrait y mettre aujourd'hui. Assez convenu dans sa critique, le passage garde un pouvoir comique.  &lt;br /&gt;Les autos tamponneuses sont pour le narrateur une métaphore du mariage. Sorti d'une grande école, il épouse une riche héritière, fille d'un homme d'affaires qui s'est fait tout seul et qui devient son ami. A partir de là, le mari et la femme vivront à distance, se croisant le week end. Le roman commence quand Pierre, le mari et narrateur, décide de partir en retraite, las des affaires, et revient s'installer aux côtés de sa femme. Comme on est chez les riches, à côté c'est dans une aile de la propriété du Golfe de Morbihan. Une idée qui ne plaît pas à la dame. Sur cette trame, se greffent quelques histoires secondaires qui sont l'occasion de railler la vie bourgeoise de province et de tirer au bazooka sur les uns et les autres. Parfois (rarement), Hoffmann émeut, quand Pierre et le fils du voisin partent en bateau. Antoine (le fils du voisin) était aussi l'ami d'Alain, le fils de Pierre mort dans un accident de bateau, ce qui donne de belles pages. A l'inverse, la fin sur le travail de deuil évoque un Paulo Coehlo pour Figaro Magazine : « Sauf qu'après la mort d'Alain, j'ai fait semblant. Le bonheur ,c'est n'est pas de ne pas avoir de problèmes ; le bonheur est de pouvoir résoudre les problèmes qu'on a ». &lt;br /&gt;Autant le dire, l'intrigue n'intéresse pas Hoffmann. Car l'intrigue c'est en gros n'importe quoi, avec des coups de théâtre que Katherine Pancol n'oserait pas (le retournement final est ridicule ; on n'imagine pas mari et femme aussi étranger l'un à l'autre, sur le naufrage d'un mariage, mieux vaut lire le dernier roman de Benjamin Berton ; sans parler de l'intrigue secondaire digne d'un feuilleton d'été de tf1, le boucher du marché réussira-t-il à sauver son activité de la faillite ?). &lt;br /&gt;Ce qui intéresse Hoffmann, c'est de distiller, par la bouche de son personnage, ses avis sur le temps moderne, le bonheur d'un cigare ou la cuisson réussie d'une viande. Un  certain raffinement prévaut. Le monsieur n'est pas un progressiste, on sent son amour pour les Hussards qui firent les belles heures de la littérature des années 50. Quand son héros parle de notre époque ce n'est pas pour en dire du bien. Par moments on a l'impression d'être chez l'humoriste Laurent Gerra qui aime railler le nouveau cinéma et la nouvelle chanson française, aux idées forcément préconçues. « Paris est une capitale comme un travesti est une femme », note notre auteur, qui s'en prend aux « chanteurs à bonnets » ou encore aux actrices qui militent pour les droits de l'homme en signant des contrats avec de grands noms du luxe. C'est gênant quand on pense que l'auteur pense être iconoclaste et qu'il reprend les scies de l'humoriste le plus écouté de France, si on en croît les publicités de RTL. La première phrase du roman est emblématique de ce goût pour une certaine trivialité : « Bien que bordelais Jean Charles Lawton ne répugne pas aux concours de prouts. A cinquante ans bientôt c'est même l'idée qu'il se fait de bons moments entre amis. » On sent toute la force de la subversion que cette image a pour l'auteur. &lt;br /&gt;A d'autres moments, il évoque plutôt la tradition du bon mot, à la Sacha Guitry et autres Tristan Bernard, qui réjouira les amateurs du genre (les fidèles auditeurs des grosses têtes pourront envoyer les citations, si Philippe Bouvard continue de proposer à ses sociétaires ce genre d'énigme). Le mariage est une source d'inspiration inépuisable « j'avais toujours considéré Hélène comme une plante d'appartement ; c'est-à-dire que je ne l'avais jamais considérée. Là je la regarde vivre. C'est plus que distrayant ; c'est fascinant » ou « dans un couple, il n'y a pas de place pour deux ». &lt;br /&gt;Dans l'affreux jojo, il peut exceller, n'hésitant pas à y aller carrément comme dans cette description : « elle est de ces femmes péremptoires dont on se dit qu'elle sera fréquentable après son premier cancer, c'est-à-dire après qu'il lui sera arrivé quelque chose qui la fera douter d'elle même et s'agenouiller devant une pâquerette en balbutiant que la vie est merveilleuse. En attendant, elle est d'une assurance fatigante ».&lt;br /&gt;Un certain goût pour la provocation qui l'amène à franchir les limites du tolérable, quand il prête à un des personnages, une aristocrate sur le retour, les propos suivants : «  Ainsi à une dame lui ayant confié, d'ailleurs modestement et comme en passant, que ses parents étaient morts à Auschwitz : « Hum ! Mais c'est très chic ça ! » avait-elle répondu, avant d'ajouter que si elle-même faisait la liste de sa parentèle disparue de mort violente depuis les croisades, on serait encore là demain : « il n'y a vraiment pas de quoi se vanter, ma chère ! » et elle lui avait tourné le dos laissant son interlocutrice interloquée. » (page 195) &lt;br /&gt;Rire de tout mais pas avec n'importe qui, disait Desproges. Pour ma part, j'ai vu un rictus et entendu des ricanements.. et je n'ai pas du tout eu envie de rire. Sûrement contaminé par l'esprit de l'époque et par ce que Louis Pauwels, un autre humoriste incompris, appelait le « sida mental ». Tant mieux !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-3673447370281190751?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/3673447370281190751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=3673447370281190751' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3673447370281190751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3673447370281190751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/stephane-hoffmann-les-autos-tamponeuses.html' title='Stéphane Hoffmann Les autos tamponeuses Albin Michel'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-8079745022215842544</id><published>2012-01-21T10:29:00.001-08:00</published><updated>2012-01-21T10:29:50.827-08:00</updated><title type='text'>Monte Schulz Sur l'autre rive du Jourdain Phébus littérature étrangère</title><content type='html'>Je ne sais plus qui disait que dans l'amour le meilleur est la montée de l'escalier. Dans la lecture, il y a aussi pour moi quelque chose de comparable. Il y a des livres qu'on désire, qu'on se dit qu'on le lira quand celui en cours sera fini, des livres dont on se fait une joie de bientôt s'y plonger. Sur l'autre rive du Jourdain est de ceux-là. Une couverture élégante, une recommandation par un libraire ami avec lequel je ne suis pas souvent d'accord et un éditeur qui m'a souvent passionné, Phébus (mais c'est vrai c'était dans un autre temps, celui de Jean Paul Sicre, incroyable éditeur au nez creux et à la culture toujours juste). Reste une très belle couverture dessinée (j'aurai volontiers loué ici l'illsustrateur, mais je n'ai pas trouvé son nom)&lt;br /&gt;Sur l'autre rive du Jourdain commence très bien. Soit la rencontre d'Alvin, un brave gars du Middle West qui n'a rien vu du monde et de Chester Burke un gangster psychopathe à la gachette facile. Le second va prendre le premier sous son aile et l'entraîner à sa suite. Alvin, tuberculeux au bord de la rechute, rencontre bientôt un troisième personnage : Rascal, un nain déshérité et savant, à la vie bien remplie si on en croît ses perpétuelles logorées, peuplées d'anecdotes évoquant une vie aux côtés des grands de l'époque...&lt;br /&gt;A eux trois, ils traversent les Etats, montant des coups, semant « la terreur dans toute la région ». La quatrième de couverture évoque non sans raison le cinéma des frères Coen, pour le côté parodique et livre d'époque. On a vraiment l'impression d'être dans une machine à remonter le temps. Schulz a un talent certain pour raconter une scène, décrire une ville. Le récit est rondement mené, Alvin prenant peu à peu conscience de la galère dans laquelle il s'est embarqué. Régulièrement, confronté à des dilemmes, il convoque son expérience assez pauvre, qui se résume assez souvent à ce que disait la tante Truc et le cousin machin.&lt;br /&gt;Pourtant, ce roman ne m'a complètement captivé. La faute à la seconde partie qui se déroule dans le milieu du cirque, un univers qui est loin de me passionner. A la suite d'un mauvais coup, les trois personnages filent à la recherche d'un cirque et se retrouvent dans une ville  perdue des Etats Unis, quelques semaines avant le krach de 1929. S'en suivent descriptions sans fin d'un spectacle, complots et autres péripéties qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ajoutez à cela une certaine lourdeur de l'auteur, qui toutes les dix pages rappelle que le personnage d'Alvin est un malade en phase de rechute qui tousse et crache (mais étonnament personne ne se rend compte autour de lui, car il cherche à le cacher) qui a fini de me gâcher le plaisir immense de la première partie. Sachant que l'auteur a une trilogie en projet et que ce roman en est la première partie. Faisons le voeu que les deux prochains tomes quitteront le sinistre cirque et retrouvera la veine de la première moitié de ce roman, une partie très réussie et qui a les talents de ces turning pages roman, comme disent les Américains (les romans qu'on ne lâche pas). Nul doute qu'un lecteur moins allergique au cirque que moi passera un excellent moment du début à la fin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-8079745022215842544?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/8079745022215842544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=8079745022215842544' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/8079745022215842544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/8079745022215842544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/monte-schulz-sur-lautre-rive-du.html' title='Monte Schulz Sur l&apos;autre rive du Jourdain Phébus littérature étrangère'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-799688880011018877</id><published>2012-01-21T10:28:00.002-08:00</published><updated>2012-01-21T10:29:25.678-08:00</updated><title type='text'>Julia Franck Feu de camp Editions Flammarion</title><content type='html'>Conseillé par un libraire de mon quartier dont je poussai la porte pour la première fois, Feu de camp avait d'autres atouts pour me séduire : je garde un oeil bienveillant pour la littérature allemande contemporaine, l'Allemagne étant quand même le pays européen qui a fait son retour dans l'Histoire ces dernières décennies. &lt;br /&gt;Ce roman là ayant pour toile de fond le Berlin du temps de la séparation de la ville en deux parties avait tout pour me plaire. Il commence très bien, par une scène particulièrement réussie, où une jeune femme Nelly Senff quitte l'est pour l'ouest avec ses deux enfants et un passeur qui joue à être son mari. Au moment de passer, elle est retenue par la police est allemande qui lui fait subir un dernier interrogatoire glaçant. Le lecteur est pris par un suspense. Elle passera la frontière comme l'indique la quatrième de couverture, mais ses ennuis seront loin d'être terminés. A l'époque, en effet, les « transfuges » étaient placés en camp d'observation, l'Ouest craignant l'infiltration d'agents venus de l'Est. Elle y croisera plusieurs personnes dans une ambiance très particulière, où le temps semble en suspension. L'ouest a des allures d'est, les personnes en transit partageant des appartements qui évoquent les appartements communautaires. De même, à la méfiance de la police orientale se substitue une sorte de méfiance de tous pour tous, car qui sait si le voisin n'est pas le traitre.&lt;br /&gt;Le meilleur du roman est dans le mystère de son héroïne qui ne livrera pas son secret, la mort du père de ses enfants. Qui était-il ? Qui est-elle ? Quelles sont ses motivations ? Par moments, le livre évoque la vie des autres, quand un agent nord américain interroge Nelly se retrouve troublé par cette femme étrange, d'autant que son couple se décompose. Le montage parallèle des deux histoires est très réussi. Le reste du temps, le roman m'a semblé se perdre dans ses personnages secondaires et des intrigues elles aussi secondaires. L'auteure, qui est, dit-on journaliste, semble avoir voulu multiplier les personnages pour incarner plusieurs types de personnalités qui pouvaient se trouver dans de tels camps, sans que leur existence ne soit nécessaire au récit. Feu de camp est un bon roman classique qui rappelle une page d'histoire méconnue. On peut être tenté de dire qu'il n'est que ça, mais c'est déjà beaucoup.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-799688880011018877?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/799688880011018877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=799688880011018877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/799688880011018877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/799688880011018877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/julia-franck-feu-de-camp-editions.html' title='Julia Franck Feu de camp Editions Flammarion'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-5798535559646901454</id><published>2012-01-21T10:28:00.001-08:00</published><updated>2012-01-21T10:28:44.011-08:00</updated><title type='text'>John Burnside Scintillaiton Métaillé</title><content type='html'>Avec Burnside, c'étaient pour moi des retrouvailles attendues, je me souvenais avoir lu La maison muette il y a quelques années et avoir été ébloui et horrifié par ce roman hors norme, récit d'une expérience monstrueuse. &lt;br /&gt;Quelques années plus tard, Scintillation produit le même effet, l'auteur ayant gagné en maîtrise, notamment dans la construction de ce roman qui semble se dérober à mesure qu'il progresse...et pourtant cette impression que le sol se dérobe est le carburant même du récit.&lt;br /&gt;Dans la maison muette, deux jumeaux étaient enfermés dans une cave dès leur naissance, dans scintillation, ce sont de jeunes adolescents qui disparaissent à proximité d'une ancienne chimie à l'abandon, du côté de l'Intravaille, sorte de no man's land réservé aux plus misérables. Très vite, il apparaît que ces disparitions ne sont pas des fugues et que les adolescents sont l'objet d'un étrange rituel (la découverte d'un d'entre eux par le policier raté est une scène marquante). &lt;br /&gt;Roman d'anticipation, l'intraville évoquant un futur d'après catastrophe industrielle ? Thriller, puisque le roman donne très vite la parole au policier déjà évoqué, un homme qui n'en sait pas trop, mais plus qu'il ne peut le dire. Ni l'un, ni l'autre. Car bientôt, le roman suit Léonard, un des jeunes hommes de l'Intraville. Léonard est singulier et partagé entre deux jeunes filles, à l'écart des différentes bandes qui règnent sur l'intraville. Solitaire, il a pour habitude d'erreur du côté de l'Intraville où il rencontre l'Homme papillon. En suivant Léonard, le roman emprunte une nouvelle voix (joli lapsus que j'ai fait là, je le laisse, c'est de nouvelle voie que je voulais parler) à tel point qu'un temps on se demande si le récit n'a pas changé, mais non, la tragédie est là au bout. D'ailleurs est ce vraiment une tragédie ?  Car Léonard l'écrit : « Parce que je savais que, si j'avais ma place où que ce soit, c'était là. Pas au sein de leur bande, mais parmi les éclairs et le tonnerre. La pluie noire. Le métal froid. Le ciel. » Burnside est un poète écossais primé dans son pays, cela ne vous surprendra sans doute pas. &lt;br /&gt;Difficile d'en dire davantage, sans craindre d'en écrire trop. Contentons nous d'évoquer un livre qui, au fil des pages, donne l'impression que le sol se dérobe, qui fissure le bien et le mal, qui raconte le pire, sans jamais sombrer dans le gore. Le personnage le plus cultivé du roman, sera aussi celui qui commettra un crime pour libérer un pauvre hère pris attaqué par une bande d'adolescent décidé à venger leurs amis disparus et organisant un lynchage d'une grande violence. C'est un roman où adultes et enfants sont tous abandonnés, où les couples se déchirent, les parents s'éteignent peu à peu, où « on se lasse bel et bien de soi même, se dit-il et pour peu qu'on n'arrive pas à trouver autre chose à quoi s'intéresser, ça devient drôlement fastidieux d'être humain. »&lt;br /&gt;A se demander si la scintillation du titre n'est pas celle de l'étincelle de vie fragile dans un monde hostile. Un grand roman qui emprunte la forme d'un conte existentiel pour les adultes n'ayant pas peur d'affronter les gouffres des âmes perdues.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-5798535559646901454?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/5798535559646901454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=5798535559646901454' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5798535559646901454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5798535559646901454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/john-burnside-scintillaiton-metaille.html' title='John Burnside Scintillaiton Métaillé'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-3701437908708255494</id><published>2012-01-21T10:27:00.000-08:00</published><updated>2012-01-21T10:28:08.138-08:00</updated><title type='text'>Dimitri Nortnikov Repas de mort Allia</title><content type='html'>Une fois n'est pas coutume, l'espèce de communiqué de presse joint à ce livre ne mentait pas : voici un objet littéraire non identifié. Avis aux amateurs d'expériences, prêts à être déboussolé par un livre qui n'est ni roman, ni poésie... Le patronyme russe de l'auteur donne envie de céder à la facilité et d'évoquer une sorte de harangue plus ou moins alcoolisée d'une âme russe qui essaie de retenir du côté de la vie des âmes mortes ou sur le point de l'être « Toute la vie on cherche... Quelqu'un. Qui nous vivra après. Qui après notre mort recueillera notre âme. Quelqu'un devant qui t'as pas honte de crever. Quelqu'un à qui tu feras confiance quand il te dira -T'es mort » &lt;br /&gt;Celui qui parle s'appelle Dim - on imagine être le raccourci de Dimitri – vit du côté du Père Lachaise, arpente les steppes russes, et déclame une sorte de long poème en prose, où il est beaucoup question des morts. A commencer par la mère du narrateur, qui décède au début du texte, alors que ce dernier s'adonne à quelque plaisir solitaire. Mais les péripéties du récit importent finalement moins que la langue de l'auteur : « Les cheveux gris de ma mère. Cordes déchirées. Fils de vie déchirés. Je la vois peigner ses cheveux. Je la vois de très loin, je la vois de si loin qu'il me semble qu'elle joue avec ses cheveux. Ces cordes. Elle joue sur les cordes de ses cheveux. J'entends la petite musique ». &lt;br /&gt;Au fil des pages, pourtant, la petite musique de Nortnikov peu lasser. Langue syncopée, reposant sur des répétitions, avançant par à coups - pour mieux retranscrire le chaos métaphysique du monde ? -  on en arrive à se demander si Nortnikov n'est pas pris du syndrôme qui consiste à faire du style pour le style. De s'agacer de l'obsession mortuaire et sexuelle du livre, où les putes, comme écrit l'auteur sont omniprésentes, pour rappeler que le sexe et la mort sont l'avers et le revers de la condition humaine, une sacrée découverte. On baise et on meurt dans ce texte. &lt;br /&gt;Et de me poser cette question : quand un ensemble de tics devient ce qu'on appelle un style ? Et celui-ci n'est il que ces affèteries, à commencer par cette ennuyeuse habitude de commencer certains paragraphes par un tiret qui remplit le tiers de la ligne ? Est-on poète parce qu'on prend un nom commun et qu'on en fait un verbe ? Exemples : je baluchonne (page 176) je transe (p181) « Ténoriser la vie » « Et quand tu tristais mon fils » (page 171) et j'en passe qui m'ont bien « spasmé » (parce que moi aussi je peux le faire na !)&lt;br /&gt;Reste que, pour moi, un texte qui me heurte et me conduit à m'interroger, ne peut pas être complètement mauvais. Incontestablement, il y a là un talent poétique, une capacité à créer du lyrisme avec des phrases courtes, sans verbe. Repas de mort se savoure à petite dose, plus que d'une traite. &lt;br /&gt;« Elle me dira et je regarderai, oui, jusqu'au bout je lirai sur ses lèvres. Jusqu'au bout. Tu n'as pas d'amour en toi, tu n'as que la mort en toi, et t'as peur, peur, car mourir est plus en avance qu'aimer. »&lt;br /&gt;Si cet extrait vous laisse insensible, passez votre chemin. Dans le cas contraire, tentez votre chance, vous serez sûrement parfois agacé par ce texte âpre et encore plus sûrement parfois ébloui par cette prose pas comme les autres. A objet littéraire non identifié, difficile d'avoir une réaction clairement identifiable ….&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-3701437908708255494?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/3701437908708255494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=3701437908708255494' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3701437908708255494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3701437908708255494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/dimitri-nortnikov-repas-de-mort-allia.html' title='Dimitri Nortnikov Repas de mort Allia'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-4229724555811781160</id><published>2012-01-21T10:26:00.002-08:00</published><updated>2012-01-21T10:27:29.221-08:00</updated><title type='text'>Galveston Nic Pizzolatto Belfond</title><content type='html'>Voilà un vrai faux polar, comme les auteurs américains savent les faire. Soit l'histoire d'un petit voyou sans grande envergure, qui apprend de son médecin qu'il est condamné par un cancer des poumons.  «UN MEDECIN  A PRIS DES PHOTOS DE MES POUMONS. Ils étaient pleins de rafales de neige. », c'est ainsi que commence le roman. Telle est la voix de Roy Cady, le narrateur. &lt;br /&gt;Autant dire que le anti-héros est fatigué,très fatigué. Un vrai looser : sa petite amie l'a plaquée pour rejoindre le chef de la bande, qui confie au narrateur une drôle de mission : il lui demande d'aller donner une raclée à un type pas très recommandable, mais précise-t-il, sans arme. Le guet appens se referme : sur place, Roy tombe dans un piège ou il rencontrera Rocky, une jeune prostituée. &lt;br /&gt;A partir de ce début ultra classique, Pizzolatto fait entendre sa singularité. Car si les deux personnages, deux grands blessés de la vie à l'enfance ravagée (bienvenue dans l'Amérique des loosers), fuient sur les routes pour échapper aux représailles de la bande de voyous. Ils sont bientôt rejoints par la petite soeur de Rocky (enfin elle dit que c'est sa petite soeur, et s'il y a un lecteur pour y croire, il est encore plus naïf que moi). &lt;br /&gt;Là où le roman devient intéressant, c'est que cette fuite est aussi et surtout une fuite contre le temps (car après la fuite, ils se réfugient à Graveston, une station balnéaire texane) changeant très vite la nature du suspense. Ce n'est plus tant un suspense de roman policier que sentimental et existentiel : Roy et Rocky peuvent-ils s'aimer, l'un ayant largement l'âge d'être le père de l'autre, l'un étant condamné, l'un étant maître de la situation bien que diminué physiquement, quand l'autre fait preuve d'une immaturité permanente mettant les deux personnages en danger perpétuellement ou presque ? Sur cette plage, dans le motel où les fuyards ont trouvé refuge, le temps semble s'être arrêté. Pizzolatto leur fait alors rencontrer les autres habitants du motel. Il en profite aussi pour revenir sur le passé de Roy, la visite rendue à son amour de jeunesse (par un homme qui croît qu'il va mourir, rappelons le) est une totale réussite. &lt;br /&gt;Très vite (au bout d'une centaine de pages), l'auteur tisse un troisième suspense. A la narration immédiate, il superpose une sorte de vingt ans après où Roy a toujours la parole. Rangé des voitures, il travaille dans un motel, il s'en est visiblement sorti, terrassant le cancer et repoussant la mort promise.. C'est un petit monsieur gris qui passe ses journées entre travail et promenades avec son chien. Sauf qu'il est à nouveau recherché par un type louche. &lt;br /&gt;La structure du roman est la vraie réussite de ce livre. Quant à l'écriture (la traduction), elle est d'une grande finesse. Presque classique, avec une pointe de lyrisme qui ne sombre jamais dans la grandiloquence. Ecrit à la première personne, on retrouve tout ce qui fait le succès des romans américains : cette capacité à saisir l'instant et à accompagner l'action au plus près. En l'occurrence cela s'accompagne de réels bonheurs d'expression, poétique sans pathos. « Elle avait allongé les jambes tout en tassant le sable mouillé, et comme j'avais du mal à ne pas la regarder je me suis mis à chercher des choses sur la plage. Un petit massif de genêts où brillait un objet. Deux gamins replets qui couraient dans les vagues. Des mouettes qui se laissaient porter par des courants ascendants effectuaient des piquets soudains pour écumer la surface de l'eau avec leur bec... »&lt;br /&gt;Le livre n'échappe pas à quelques clichés. Par exemple, le héros looser boit forcément beaucoup de whisky, le narrateur ayant décidé qu'à l'heure où la mort approche, un verre de plus ou de moins n'y changera rien.. à tel point que le lecteur pourrait attraper lui aussi la gueule de bois rien qu'en lisant ce roman. De même, sur la fuite de deux personnages à travers le Sud des Etats-Unis, sur la violence sociale, et sur la violence tout court. Reste que l'ultime coup de théâtre m'a cueilli, je n'ai rien vu venir (mais bon je peux être bon public) et après de nombreuses pages difficiles, l'auteur laisse une chance non pas de rédemption, ce serait trop facile, mais des raisons d'espérer. Le contexte, aussi cruel et difficile soit-il, ne détermine pas les êtres, nous dit-il,  et il est toujours possible de s'échapper des pires circonstances. Et sans jamais sombrer dans la cul culterie. Pour un premier roman ça rend très impatient du suivant...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-4229724555811781160?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/4229724555811781160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=4229724555811781160' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4229724555811781160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4229724555811781160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/galveston-nic-pizzolatto-belfond.html' title='Galveston Nic Pizzolatto Belfond'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-5671824411443860003</id><published>2012-01-21T10:26:00.001-08:00</published><updated>2012-01-21T10:26:39.368-08:00</updated><title type='text'>Pablo Sorrentino Ils ont tous raison  Albin Michel</title><content type='html'>Meilleur roman 2011 &lt;br /&gt;Si Pablo Sorrentino n'a aucun prix littéraire, ce sera une confirmation : les jurés professionnels ne savent pas lire. L'auteur s'en consolera. Il est cinéaste, et a été primé à Cannes pour Il divo. Et avouons-le, il a de quoi énerver car c'est aussi un très très bon écrivain. Beaucoup de talent pour un seul homme, je suis jaloux !&lt;br /&gt;Ils ont tous raison ou l'histoire d'un chanteur de charme napolitain Tony Pagoda dans l'Italie des années 50. Un héros fantasque et fanfaron, qui aligne les côtés détestables et qui pourtant est attachant : sous coke toute la journée, il passe son temps à coucher avec les femmes qu'il croise : un macho, un vrai, qui trompe sa femme et peut être physiquement violent. Menteur aussi. A plusieurs reprises, il évoque la prison où il est allé, sans insister sur les causes. Bref la totale du type pas vraiment recommandable. &lt;br /&gt;Et pourtant, Tony sera votre ami, car il sait raconter des histoires comme personne. Qu'il évoque sa rencontre avec Franck Sinatra, se fasse voler une bague de valeur à l'issue d'une partouze new yorkaise, évoque l'amour de sa vie, se trouve mêlé à un règlement de comptes entre rivaux mafieux, ou révèle son dépucelage par une vieille aristocrate napolitaine qui croît aux fantômes. Avec lui, tout passe mêmes les histoires les plus invraisemblables, car celui qui tient la plume sait y faire. &lt;br /&gt;« J'avais enfin trouvé, vieil auteur de rimes que je suis, un rythme de dialogue, le seul bon remède pour la santé », explique Tony Pagoda. Un jugement que partageront tous les lecteurs de ce livre.&lt;br /&gt;Prenant conscience de la vacuité de sa vie, un jour que sa femme lui demande le divorce et qu'il déprime après avoir vu une table de nuit vide, Tony Pagado  part pour le Brésil, car à quoi bon vivre dans un pays où l'on mange des pâtes à la vodka ? Il part à la recherche de « l'idée d'une vie simple, qui nous a totalement échappé ensuite. Et notre existence n'a plus été qu'un méli mélo nul, archi nul. » Et de poursuivre : « on se croyait complexes, on avait juste dégringolé dans la complication. » Bientôt, il se réfugie à Manau, le pays des cafards, un enfer où pourtant il découvrira une forme de sagesse, et aussi l'occasion d'une évocatio de Fitzcaraldo, ce chef d'oeuvre du cinéma , avec une scène à l'Opéra qui se termine dans les favellas... Ultime partie du roman : le héros regagne son Italie, qui n'est pas la plus réussie. Car Tony Pagoda ne peut pas se taire comme ça... &lt;br /&gt;Vous l'aurez compris Tony Pagoda est un conteur né, un vrai roi de la digression, de l'invention avec un humour décapant, un regard lucide et acide sur les mesquineries du monde, qu'il connaît d'autant mieux qu'il les partage.. Dans le genre géniale digression, le récit de l'oppositon entre le cousin, avocat hyper obèse et angoissé (il appelle tout le monde deux mois à l'avance pour être sûr qu'on lui souhaite son anniversaire) et son beau frère, procureur complexé par sa petite taille a des allures de lutte quasi mythologique entre le bien et le mal, avec des armes surprenantes.&lt;br /&gt;Autant le dire, Ils ont tous raison n'est pas toujours de bon goût, si le bon goût s'entend comme la porcelaine et la dentelle, mais il a toujours le ton juste et un sens du burlesque. Ceux qui aiment les miniatures précieuses risquent d'avoir du mal à apprécier ce bon gros roman roboratif qui ose tous les excès, mais pratique aussi toutes les nuances, nuances dont l'éloge est fait dans le prologue. C'est surtout un roman qui dresse une série de portraits, de l'aristocrate radine, au vieux prof de musique qui joue du Bach, à l'amie du narrateur fâchée avec sa belle-soeur parce que son neveu a pissé sur son canapé, sans oublier des personnages secondaires qui existent en quelques phrases (la vieille soeur du maître de musique ou Bella, la femme d'Alberto, l'ami que Tony rencontrera au Brésil). Ce faisant, Sorrentino dresse un portrait de l'Italie des années 50 à nos jours, mais plus encore, un portrait de l'humanité. Tous nos défauts modernes sont pointés, à commencer par notre rêve d'une éternelle jeunesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui adorent les comédies italiennes d'hier, ceux qui aiment les récits baroques, les digressions géniales, les raconteurs d'histoire vont adorer ce roman dont on nous dit qu'il a été un succès en Italie. Une très bonne nouvelle sur la santé de ce pays.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-5671824411443860003?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/5671824411443860003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=5671824411443860003' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5671824411443860003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5671824411443860003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/pablo-sorrentino-ils-ont-tous-raison.html' title='Pablo Sorrentino Ils ont tous raison  Albin Michel'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-7073275504426746764</id><published>2012-01-21T10:25:00.001-08:00</published><updated>2012-01-21T10:25:58.311-08:00</updated><title type='text'>Mario Tobino Trois amis  Plon feux croisés</title><content type='html'>De Mario Tobino je ne savais rien. L'éditeur nous apprend qu'il est né en 1910, mort en 1991, très populaire en Italie, son pays natal (en même temps le jour où un éditeur prétendra publier le livre d'un obscur romancier sur une quatrième de couverture... ) pour son oeuvre « d'inspiration largement autobiographique ».&lt;br /&gt;Comme son titre l'indique, trois amis raconte les liens entre Turri, Campi et Ottaviani. Le narrateur est le seul rescapé de ce trio constitué à l'Université. Les trois jeunes hommes sont alors étudiants en médecine, animé par un idéal de fraternité qu'ils pensent trouver dans le communisme. &lt;br /&gt;S'en suit une évocation de la vie sous le facisme, mais surtout une histoire des uns et des autres pendant la seconde guerre mondiale, vu d'Italie, une histoire que je connaissai finalement peu. L'un des trois mourra torturé ce qui donne l'occasion d'une belle évocation sur l'attitude des paysans du coin qui sortiront leur plus beaux habits pour honorer les morts. Puis la guerre se terminant, Turri deviendra député communiste et dès le début des années 50 quittera le puissant PCI, plus inquiet de défendre les intérêts de l'URSS que ceux des humbles.&lt;br /&gt;« Je n'écris pas un roman, j'écris ce qui presse en moi, une anticipation avant ce qui est dû » explique le narrateur qui prétend écrire au fil de ses souvenirs comme ils lui viennent. Une déclaration d'intention qui ne marche pas vraiment et qui plombe un peu le livre par des redites parfois pénibles. &lt;br /&gt;De plus, s'il s'agît de vrais souvenirs juste transposés, j'aurai nettement préféré un roman autobiographique qui s'assume pleinement. Cela aurait été plus intéressant. Car les deux amis du narrateur, qui reste plutôt discret sur ses faits et gestes notamment pendant la guerre, sont des héros trop purs pour arriver à exister par les mots. La vision est trop idéalisée entre le courageux Campi qui résistera jusqu'au dernier souffle et le chef adoré de ces hommes qu'est Turri, dont le seul défaut en gros est de ne pas être un tribun – ce qu'on appelle un beau parleur. Autrement dit, ce roman a un côté hagiographique qui rend les personnages peu crédibles, alors qu'ils sont inscrits dans l'histoire. &lt;br /&gt;Reste un témoignage sur l'histoire italienne loin d'être inintéressant et des à côtés que j'ai aimé : la vie matérielle d'un jeune médecin psychiatre dans l'Italie des années 30 à 50, les concours, le monde hospitalier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-7073275504426746764?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/7073275504426746764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=7073275504426746764' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/7073275504426746764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/7073275504426746764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/mario-tobino-trois-amis-plon-feux.html' title='Mario Tobino Trois amis  Plon feux croisés'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-1076118109600870229</id><published>2012-01-21T10:24:00.000-08:00</published><updated>2012-01-21T10:25:07.556-08:00</updated><title type='text'>Ingrid Thobois Sollicciano Zulma</title><content type='html'>D'abord un hommage à la forme et à Zulma dont les livres sont si beaux, avec ses graphismes originaux et les textes toujours bien choisis, celui-là ne fait pas exception. Dans le résumé fourni par l'éditeur dans le rabat interne, on convoque Hitchcock et Mankiewicz, c'est plutôt le Raul Ruiz de Généalogie d'un crime que m'évoque ce roman d'Ingrid Thobois. &lt;br /&gt;Au centre du récit, une femme mystérieuse au passé trouble. Elle s'appelle Norma-Jean et semble partager certains des troubles de son illustre homonyme. &lt;br /&gt;Que lui est-il arrivée, quand encore adolescente, elle avait pour petit ami un marin ? Devenue adulte, elle est devenue professeure de philosophie, a épousé son psychanalyste et après qu'un de ses élèves a tué sa fiancée volage en plein amphithéâtre, elle part le suivre et le visite régulièrement en prison en Italie, à Sollicciano justement. Quelles sont ses motivations ? Que revit-elle avec ce jeune  assassin ?&lt;br /&gt;La progression de l'intrigue n'est pas linéaire, elle alterne les époques, de la jeunesse de l'héroïne à son âge adulte et multiplie les points de vue. Arrivé, le lecteur en saura un peu plus sur Norma Jean, dont le mystère restera pourtant entier. La construction du roman pourtant réussit à créer un vrai suspense, comme savent le faire les meilleurs best sellers, tout en entamant une réflexion sur la souffrance, la normalité (quand le psychanalyste se retrouve interné à Saint Anne, après avoir retrouvé son appartement vidé), l'amour (drôle de couple que celui formé par l'héroïne et son psy de mari). De très belles pages sur l'amitié entre hommes avec le personnage de Karl, meilleur ami de Jean le psychanalyste.&lt;br /&gt;Une romancière à suivre et un faux polar avec vue sur les abîmes des êtres .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-1076118109600870229?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/1076118109600870229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=1076118109600870229' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/1076118109600870229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/1076118109600870229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/ingrid-thobois-sollicciano-zulma.html' title='Ingrid Thobois Sollicciano Zulma'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-341574108782882402</id><published>2012-01-21T10:23:00.001-08:00</published><updated>2012-01-21T10:23:45.843-08:00</updated><title type='text'>Du temps qu'on existait Marien Defalvard Grasset</title><content type='html'>371 pages&lt;br /&gt;prix : trop cher &lt;br /&gt;978-2-46-78738-9&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord se retenir, ne pas faire son malin avec le prénom de l'auteur, ce Marien qui appelle un fatal « ça riMARIEN ce livre », trop facile, forcément trop facile. Alors dire la vérité d'emblée : je n'en ai lu que plus de 100 pages sur les 400 publiées sachant qu'à l'origine il en faisait beaucoup beaucoup plus. L'auteur est jeune et vit à Orléans. Où l'on a une idée de la pauvreté de la vie en province (pas de rock ? Pas de jeunes avec qui boire le soir en parlant de Britney Spears ? Les jeunes gens sont réduits à passer leur soirée à écrire des livres de 1000 pages. A vous faire douter du bien fondé de l'éducation pour tous). Non c'est trop facile et je n'ai pas eu la force d'aller jusqu'au bout. &lt;br /&gt;A ma connaissance très relative, cela fait maintenant un siècle environ que Proust et Sainte Beuve s'opposèrent sur la meilleure façon de juger une oeuvre. Le gagnant, Marcel, pour ce qu'on m'apprît dans ma province à moi, refusait que la biographie de l'auteur soit de quelque façon mobilisée pour comprendre l'oeuvre. Le métier du critique est de parler du texte, rien que du texte en se moquant de la vie de l'auteur. En l'espèce, l'histoire que vous sert tous les journaux en vous expliquant qu'il a 18 ans ou à peine plus, qu'il a écrit son livre vers 16 ans (quand on pense que d'autres qui venaient d'avoir 18 ans séduisaient Dalida) et que son éditeur, le très élégant Charles Dantzig qui croit avoir trouvé la réponse à la question « pourquoi lire ? » entre le faubourg saint germain et les soldes du bon marché, a reçu mille pages de ce jeune homme à mèches (on en regrette Sacha Sperling et florian zeller réunis c'est dire, et même Lolitta Pille, c'est dire *2) par la poste et blablablabla.. &lt;br /&gt;en un mot, Marcel Proust nous l'a dit : « on s'en fout de ta vie de scribouillard. Donne nous ton livre, rien que ton livre... » Il aurait pu être livré par un valet en livrée ou une strip teaseuse du crazy horse ça ne changeait rien sur la qualité de ce qui finit entre nos mains, ou sur notre tête, quand d'ennui nos nerfs ayant lâchés, le sommeil a gagné et le pavé choit sur notre visage parti vers le pays des rêves.&lt;br /&gt;Car de quoi parle-t-on ? D'une sorte de pastiche prousto baudelairienne avec des inspirations huysmanniennes, dont l'intérêt en ce début de vingt et unième siècle laisse pantois. Parlerait on encore de Proust si l'asthmatique buveur de tisane dans laquelle il plongeait des madeleines avait écrit un sorte de pastiche d'Alfred de Vigny ?  &lt;br /&gt;Chez Defalvard, donc on écrit comme une bourgeoise rance des années 60 devait l'apprécier. Avec de formules lourdingues qui font littéraire. Ça on est chez les riches, la cuisine est au beurre, et les principes sont aussi lourds que les tentures épaisses qui tentent vainement de dissimuler l'ennui de vies corsetées. Alors, Madame lit un peu, ça lui donne un genre, mais pas trop parce que les artistes sont dangereux. Là, avec Defalvard, Monsieur peur dormir tranquille, elle ne risque rien qu'un peu plus d'ennui, qui à force pourrait lui donner des idées. On sait comment finissent les Bovary. &lt;br /&gt;Toutefois, et c'est positif, Madame pourra enrichir son vocabulaire et s'adonner au rythme ternaire. En effet, le mot rare est prisé, tant mieux pour les éditeurs de dictionnaires, et l'adjectif se promène souvent en trio. Roboratif, épuisant vain. Ça donne des phrases du genre : « tout était rustique à souhait ; (car on sait mettre des points virgules) et l'intérieur des bois était chaud et noir , avec de rares traînées lumineuses comme pendant les orages, comme avant ». ou celle là que j'aime beaucoup page 108 (peu de temps avant que j'arrête) : « le froid mordait, il était mordicant ; (encore un point virgule) mordant même ». Génial quand le froid mord, il est mordant.  Et dans l'autre sens ça marche aussi « le froid mordait, il était mordant ; mordicant même » Un vertige vous dis-je... &lt;br /&gt;Ah oui, j'ai oublié d'évoquer l'intrigue : un vieux revenu de tout raconte ses souvenirs. Il n'a jamais guéri de son enfance, le bonheur c'est la maison que ses parents possédaient, du côté de Saclay si j'ai bien compris. Ayant la chance d'être riche il a passé son temps à errer de ville en ville comme un forain chez Demy, la joie en moins. Par contre, comme les forains, il est gai, enfin gay, un mot que le narrateur n'aimerait sûrement pas, (déjà il note à regret que dans les années 70 on parlait de dancing, même Jean Dutourd ne s'en est jamais plaint).&lt;br /&gt; C'est à Strasbourg qu'il découvre son goût pour les hommes. Le narrateur y traine dans une sorte d'hôtel boîte glauque. Et là, bien sûr il croise un type (je ne sais pas s'il l'a finalement pécho, parce que j'ai arrêté avant) qui l'attire. Le métier de ce jeune alsacien ?? « Il avait exercé une profession hélas peu connue (tout est dans le hélas, vous allez voir quand vous saurez ce qu'il fait), il avait travaillé dans la dominoterie, il coloriait les planches, les cartes de jeux de société, les petits chevaux, le Scrabble, le Monopoly, le Mille bornes. « Mais c'était devenu insupportable. L'avenue Matignon... Mot compte triple... Increvable.. je voyais tout en cartes, c'était affreux. Ma bouchère c'était la Dame de Pique. Non vraiment... AH et puis les dominos ! Tragédie, tout ça, tragédie ! » Il avait l'air vraiment très triste. J'étais un instant comme un autre, peut-être, avec un faible coeur ». &lt;br /&gt;C'est là que j'ai fermé. Tragédie ? Je ne sais pas mais ennui, pédanterie et forfanterie (toujours par toris christophe, ça fait littéraire, intelligent et sournois, oui le troisième adjectif doit toujours surprendre, dérouter, démarcher (c'est pareil avec les verbes). Félicitons d'abord notre jeune auteur pour avoir retrouvé un métier que ni Jean Pierre Pernault, ni Houellebecq et son narrateur dans la carte et le territoire n'ont évoqué. C'est un joli exploit. &lt;br /&gt;Si quelqu'un veut bien me raconter la suite.. je suis preneur parce que le drame du dominotier m'a fait rire, puis bailler ferme et j'ai fermé le livre. &lt;br /&gt;Pendant une demie seconde, j'ai plaint  Charles Dantzig qui, lui, s'est tapé les mille pages du manuscrit. Etre éditeur à saint germain des prés c'est pas tous les jours facile. En plus faut déjeuner avec des critiques littéraires après, leur faire croire qu'on a découvert un génie et alors que tout le monde bronze vulgairement ce que Charles Dantzig ne fait pas car il n'est pas vulgaire, être pris d'angoisse à l'idée que le coup ne marchera pas.. que le mordicant lassera et la dominoterie décrochera des mâchoires. L'été à Deauville, la souffrance atteint des niveaux incandescents, brutaux et chevallins. J'en suis arrivé à penser à l'époque où Julliard découvrait Sagan et Cocteau Radiguet. J'ai pensé que, comme le narrateur et beaucoup de monde, c'était mieux avant. Mais bon on n'arrête pas le progrès : avant, la valeur n'attendait pas le nombre des années. Grâce à Defalvard, on sait désormais que la boursouflure non plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-341574108782882402?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/341574108782882402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=341574108782882402' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/341574108782882402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/341574108782882402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2012/01/du-temps-quon-existait-marien-defalvard.html' title='Du temps qu&apos;on existait Marien Defalvard Grasset'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-7710209591986729915</id><published>2011-11-05T03:16:00.000-07:00</published><updated>2011-11-06T08:00:08.668-08:00</updated><title type='text'>Marianne mélange tout et m'énerve</title><content type='html'>Chez mon (comme disent les vieux, enfin les personnes âgées) marchand de journaux ce matin, comme tous les samedis, j'hésite à acheter Marianne et comme souvent j'y renonce. A la une du numéro de ce samedi ce titre hallucinant " pour en finir avec la dernière dictature : nos enfants ces sales tyrans". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle confusion dans les mots. Comparer les dictatures politiques, pour certaines responsables de morts, d'abolition des libertés publiques aux petits problèmes de parents débordés par des enfants rois m'a semblé ridicule, erroné et, surtout insultant pour les victimes des dites dictatures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains penseront que je manque d'humour, que ce n'est qu'une image. mais le but d'une image est de produire du sens. le dit &lt;br /&gt;raccourci n'en produit pas, il fabrique l'inverse : de la confusion. celle qui naît quand un même mot désigne des choses différentes. Dès lors, plus aucune discussion n'est possible, puisqu'on ne parle plus le même langage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste persuadé que le métier de journaliste exige que l'on sache manier précisément la langue française qui est notre matière première. que dirait on d'un ébéniste qui ne connaîtrait pas le bois ? ou d'un ferronnier ignorant tout de l'art du travail du métal ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-7710209591986729915?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/7710209591986729915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=7710209591986729915' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/7710209591986729915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/7710209591986729915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2011/11/marianne-melange-tout-et-menerve.html' title='Marianne mélange tout et m&apos;énerve'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-3086519847156293105</id><published>2011-11-05T03:03:00.000-07:00</published><updated>2011-11-05T03:16:39.611-07:00</updated><title type='text'>Remarques en vrac</title><content type='html'>D'abord de l'anecdotique.. Ces derniers temps circulent sur Internet une carte diffusée sur CNN à l'occasion du G20, où Cannes est placé en Espagne.. Et les remarques de tout ordre d'y aller. Deux réflexions : &lt;br /&gt;- qui, en France, sait placer précisément sur la carte des Etats Unis les villes de Denver sur une carte ? qui si demain France 2 ou TF1 se présentait réaliserait l'erreur ? Cela fait des années, depuis le lycée que j'entends rabâcher que les Etats Unis sont nuls en géographique par des personnes qui elles mêmes ignorent à peu près tout de la géographie du monde ? Mais bon, dans l'imaginaire l'Américain est lourdaud et ne s'intéresse pas au reste du monde (voir l'excellente caricature des guignols de l'info avec le commandant sylvestre et sa vision caricaturale du monde...)&lt;br /&gt;- en général, l'étape d'après consiste à railler l'inculture américaine. un pays qui a michel sardou, marc lévy et claude lelcouch a sûrement les moyens de donner des leçons au pays de Bob Dylan, carson mc cullers et stanley Kubrick. Il est toujours facile de ne voir que ce qu'on veut voir. car on peut aussi trouver trois génies français et les opposer à trois médiocres faiseurs made in USA&lt;br /&gt;- dernière remarque, et peut être la plus importante : Internet, et plus particulièrement facebook, est en train de nous ramener tous au niveau de la maternelle au mieux, de l'école élémentaire au pire, où dès que quelqu'un se trompe, la masse des nouilles qui ne font rien, se poussent du coude en ricanant : "maîtresse il s'est trompé. il sait pas où est Cannes, oh la honte". &lt;br /&gt;Dans ce genre de comportements, celui qui dénonce est plus ridicule que celui qu'il croît dénoncer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-3086519847156293105?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/3086519847156293105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=3086519847156293105' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3086519847156293105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3086519847156293105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2011/11/remarques-en-vrac.html' title='Remarques en vrac'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-2908615770656271318</id><published>2011-11-03T12:05:00.000-07:00</published><updated>2011-11-03T12:11:02.031-07:00</updated><title type='text'>paris les rend fous</title><content type='html'>J'ai déjà dit ici ce que je pensais des conditions dans lesquelles François Fillon avait choisi  d'être candidat à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois-ci, c'est un écho lu dans le nouvel observateur qui me fait réagir. Qui lit-on ? Que Bertrand Delanoe qui ne se représentera pas en 2014. Très bien, il l'a toujours dit, et il me semble même qu'il a expliqué qu'il fallait du renouvellement, que deux mandats suffisaient. Sans oublier qu'à l'époque il avait sûrement quelques ambitions présidentielles (comme tout le monde) et qu'il espérait être à l'Elysée en 2014... la suite ne fut pas conforme à ses souhaits secrets. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où je coince, c'est que je lis toujours dans le même écho, que monsieur Delanoe a choisi la personne qui doit lui succéder : Madame Anne Hildago. Je n'ai rien pour elle ou contre elle. Mais la méthode est juste hallucinante. D'abord, ce sont les élus municipaux qui élisent le maire de Paris à ma connaissance. certes il y a une tête de liste, qui a toutes les chances de devenir maire. Je n'ai jamais lu que c'est le maire sortant qui choisit son successeur. la mairie de Paris serait elle une sorte de monarchie, avec une principe de succession ? &lt;br /&gt;cela me rappelle alain Juppé le dauphin désigné de Jacques Chirac, le "meilleur d'entre nous" avait il dit. on sait ce que fut la suite de l'Histoire. &lt;br /&gt;Et il y a encore des hommes politiques pour croire qu'ils ont la légitimité pour choisir leur successeur ? mais où vit on ? Et à part moi, ça ne choque personne ? &lt;br /&gt;Comme disait l'autre, Français, encore un effort pour être républicain...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-2908615770656271318?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/2908615770656271318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=2908615770656271318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/2908615770656271318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/2908615770656271318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2011/11/paris-les-rend-fous.html' title='paris les rend fous'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-2376039691964387048</id><published>2011-10-20T11:26:00.000-07:00</published><updated>2011-10-20T11:39:08.436-07:00</updated><title type='text'>pauvre vieille dame riche</title><content type='html'>Depuis longtemps, j'avais envie d'écrire à propos de Madame Bettencourt, la mère. Cette dame qui semble depuis longtemps plus ou moins bien entourée, était une sorte de trésor (coffre fort) national. La France protège moins ces trésors que le Japon. Pour cette dame, ce fut une vraie malédiction. Tutelle ou curatelle sont là pour protéger des gens faibles et comme toutes personnes âgées, riches ou pas, mais riches aussi et peut être plus que les autres, elle est vulnérable. &lt;br /&gt;Mais que voulez vous, son statut de coffre fort a joué depuis le début contre elle. elle est l'héritière et l'actionnaire de L'oréal, elle a signé un pacte avec Nestlé pour le contrôle du groupe de cosmétiques. Alors on ne joue pas : les intérêts supérieurs de la Nation sont en jeu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier épisode de la saga fait qu'on a lu dans certains quotidiens des copies très détaillées du jugement qui décida de la placer en curatelle. J'ai trouvé cela très humiliant pour cette femme. Au nom de quel droit le secret médical est il ainsi violé ? De quel droit expose t on ses faiblesses ? une octogénaire aussi riche soit elle n'a t elle pas le droit à une vie privée et à une vieillesse tranquille et protégée d'investigations qui portent atteinte à sa dignité, et donc à la nôtre ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-2376039691964387048?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/2376039691964387048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=2376039691964387048' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/2376039691964387048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/2376039691964387048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2011/10/pauvre-vieille-dame-riche.html' title='pauvre vieille dame riche'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-5675147616772523023</id><published>2011-10-16T07:01:00.000-07:00</published><updated>2011-10-16T07:38:32.681-07:00</updated><title type='text'>hollande aubry ou 1981 versus 1988 en oubliant 1984</title><content type='html'>Alors que tout le monde attend le score des primaires, revenons sur les deux candidats qui, même s'ils sont issus du même parti et ont adhéré au même projet, s'opposent depuis des semaines. Les commentateurs auront disséqué à l'envie l'ironie de la situation où la fille biologique et le fils spirituel de Jacques Delors se seront retrouvés face à face, devant les électeurs de gauche. &lt;br /&gt;c'est d'une autre paternité que j'ai envie de parler : ce sont aussi les deux enfants de François Mitterrand, l'un et l'autre ont connu l'ivresse de mai 1981, lui à l'élysée, elle au cabinet de Jean Auroux, l'un et l'autre ont un ancrage local à peu près équivalent au mien en Sarthe orientale, l'un et l'autre sont des figures de la politique née dans les années 1980. &lt;br /&gt;Pour ces primaires, l'originalité est que l'un et l'autre semble avoir suivi les leçons de celui qui croyait aux forces de l'esprit pour continuer à nous parler en matière de conquête de pouvoir. Martine Aubry, c'est Mitterrand version 1981, encore un peu et l'ex DRH de Pechinay nous expliquera que le profit c'est mal. François Hollande, c'est Mitterrand version 1988, la France unie et l'ouverture aux centristes, la France rassemblée et le ni ni. Ecoutez le bien dans les débats, il est toujours le plus rassembleur, celui qui ne fera pas peur aux centristes.&lt;br /&gt;On sait comment finirent le premier septennat,avec le tournant dit de la rigueur de 1984, le choix de rester coûte que coûte dans ce qu'on appelait alors le Système monétaire européen, puis le lancement de l'acte unique et la construction fédérale de la CEE, sans oublier les lois bancaires de 1984, puis la fin de l'encadrement du crédit en 1985. A l'heure où les socialistes se peignent en champion des opposants au pouvoir des marchés et des banques, il est toujours opportun de rappeler que ce sont ces mêmes gouvernements socialistes qui donnèrent aux dits marchés les clés de la politique monétaire (peut être à raison d'ailleurs). Ils ont l'air tellement de l'avoir oublié.&lt;br /&gt;Donc 1981 contre 1988 en oubliant 1984, ses leçons et son incidence sur la doctrine socialiste. Aucun doute qu'une victoire façon 1981 se terminera avec la même gueule de bois, et qu'une victoire façon 1988, avec promesse d'immobilisme et de rassemblement autour du plus petit commun dénominateur (obligé par nos institutions) n'est pas à la hauteur des défis qui attendent la France et l'Europe.  &lt;br /&gt;Camarades, un peu d'imagination pour inventer 2012 !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-5675147616772523023?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/5675147616772523023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=5675147616772523023' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5675147616772523023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5675147616772523023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2011/10/hollande-aubry-ou-1981-versus-1988-en.html' title='hollande aubry ou 1981 versus 1988 en oubliant 1984'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-7216141465554863629</id><published>2011-10-15T09:31:00.001-07:00</published><updated>2011-10-15T09:40:36.380-07:00</updated><title type='text'>primaires primaires</title><content type='html'>Tous les éditorialistes l'affirment : les primaires sont un succès. c'est amusant les mêmes citaient à l'envie il y a peu l'exemple italien, où la primaire après avoir abouti à la victoire de la gauche n'empêchèrent pas l'arrivée et le maintien au pouvoir de Berlusconi. &lt;br /&gt;Pour ma part, je n'aime pas ses primaires, et je crois qu'au fond elles ne m'ont jamais plu, car elles s'achèvent comme il se doit : par une sorte de concours de beauté, quelque part entre Miss France et la nouvelle star. et cela pour une raison simple : le programme a déjà été approuvé par les instances du PS. Autrement dit, la tournure prise par le débat ces jours ci était fatal. les candidats partagent le même projet. Que leur reste t il pour s'opposer ? le style ? la manière de parler ? la mollesse ou la mauvaise humeur ?  A cet égard, la fréquentation des facebooks militants est édifiante. on se croirait dans les tribunes d'un match de foot. ce n'est pas là qu'Internet contribue à rénover la politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ces primaires révèlent une façon très peu intéressante de faire de la politique, où l'image l'emporte. Thomas Snegaroff explique très bien ici (http://www.youtube.com/watch?v=I2lLvXKNCCk)  comment les primaires aux Etats Unis sont beaucoup plus déterminantes, car, actuellement, le choix du candidat républicain est aussi le choix d'un programme entre membres du tea party, républicains classiques et autres tenants d'une Amérique des pionniers.&lt;br /&gt;La primaire n'a de sens que si elle est le moment où est choisi aussi le programme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-7216141465554863629?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/7216141465554863629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=7216141465554863629' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/7216141465554863629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/7216141465554863629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2011/10/primaires-primaires.html' title='primaires primaires'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-4145418043240190893</id><published>2011-10-15T09:17:00.000-07:00</published><updated>2011-10-15T09:31:11.820-07:00</updated><title type='text'>fillon : un pari(s) peu risqué</title><content type='html'>Mes confrères journalistes politiques sont unanimes : François Fillon sera candidat à Paris aux législatives, l'an prochain, avec, en ligne de mire, les municipales et l'élection présidentielle de 2017. Soit. Très bien. Ses électeurs sarthois seront ravis d'apprendre qu'ils sont bien gentils, qu'ils ont été bien utiles pour son ascension. Si Paris valait bien autrefois une messe, il vaut bien aujourd'hui qu'on laisse en rade un ancarge local auquel disait-on il était très attaché. Que n'a t on lu de portrait d'un premier ministre provincial opposé à un président neuilléen ? &lt;br /&gt;Ce que je trouve le plus culotté dans la décision de François Fillon, s'il est confirmée, c'est la circonscription qu'il aurait choisie, regroupant le 7e 6e et 5e, celle que vise aussi Rachida Dati. Choisir une circonscription où même une brouette avec une étiquette UMP peut être élu (la preuve édouard frédéric dupont plus qu'octogénaire y était réélu) manque cruellement de panache. L'arrivée de Monsieur Fillon serait autrement plus acceptable s'il se choisissait une circonscription avec un enjeu, un lieu d'atterrissage où sa personnalité pourrait faire la différence. Il montrerait aussi son envie d'en débattre. au lieu de quoi, il entend arriver sans prendre aucun risque et sans même aider son camp. &lt;br /&gt;Vous, je ne sais pas, mais  cette façon de faire de la politique me semble terriblement datée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-4145418043240190893?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/4145418043240190893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=4145418043240190893' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4145418043240190893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4145418043240190893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2011/10/fillon-un-paris-peu-risque.html' title='fillon : un pari(s) peu risqué'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-5823124250412731054</id><published>2009-11-11T05:44:00.001-08:00</published><updated>2009-11-11T06:02:54.233-08:00</updated><title type='text'>Pour Marion</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SvrEBT9SEjI/AAAAAAAAAL8/w7zy0JQsY0U/s1600-h/DSC00635.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SvrEBT9SEjI/AAAAAAAAAL8/w7zy0JQsY0U/s320/DSC00635.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402846229800555058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SvrDrI4aZXI/AAAAAAAAAL0/JdiZ6FfanO0/s1600-h/DSC00633.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SvrDrI4aZXI/AAAAAAAAAL0/JdiZ6FfanO0/s320/DSC00633.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402845848870217074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;qui doit garder son lit à Singapour et qui m'a demandé d'alimenter mon blog. Je m'en vais donc vous divertir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de faire partie du jury du grand prix du web.. Cela m'a conduit à lire 13 livres en un temps record. Comme le racontent tous les jurés des prix du type "livre Inter", le meilleur a été la réunion des jurés, tous blogueurs, tous blogueuses devais je dire pour être honnête. &lt;br /&gt;Ah débattre pour défendre son livre préféré, trouver les arguments, s'empoigner, discuter esthétique, être de mauvaise foi (pauvre écrivain dont j'ai dit que le livre était écrit à la truelle pour défendre mon chouchou, c'est mal) intelligent, pertinent et mauvais perdant.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prix ont été remis mardi soir par david Abikernocomment. et les gagnants sont : &lt;br /&gt;- prix du meilleur roman : Gille Heuré L'homme de cinq heures Editions Viviane Hamy&lt;br /&gt;- prix du roman français : La Perrita  d'Isabelle Condou Editions Plon&lt;br /&gt;- prix du roman étranger : Le livre des choses perdues, John Connelly Editions de l'archipel &lt;br /&gt;- prix spécial : Conquistadors Eric Vuillard Ed Léo Scherr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des critiques sont disponibles sur le site www.chroniquesdelarentreelitteraire.com une initiative qu'il faut saluer d'Abeline M... (je ne sais pas si j'ai le droit de la citer), une jeune femme à l'énergie communicative. elle vous convaincrait qu'on peut aller  abattre le mur du berlin le 9 novembre, en partant de Paris le 16 novembre... ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, après cette épreuve, lire 13 livres et pas que du bon - le palmarès est très bon - on a comme une indigestion, un vertige de l'amour, une sorte de post coitum animal triste.. Et puis, quand je pousse la porte d'une librairie, le désir revient. Donc samedi dernier, à peine sorti du jury, étourdi par ces lectures, je suis rentré dans une librairie, une vraie. Là on me conseille le testament caché (j'en reparlerai). Le libraire m'explique que c'est un livre long, l'anti turning page book.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'impression qu'on oppose les livres à suspense aux autres, sous entendants que les seconds seraient forcément de la littérature, quand les premiers seraient de vulgaire machineries à faire lire.. Refusons cet amalgame. un livre prenant qu'on veut finir à tout prix peut être bon. Stendhal était un truning page maker - ce snob qui aimait manier l'anglais me comprendra. Non, la littérature n'est pas forcément chiante. Le plaisir de lire c'est aussi d'être happé par une histoire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-5823124250412731054?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/5823124250412731054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=5823124250412731054' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5823124250412731054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5823124250412731054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/11/pour-marion.html' title='Pour Marion'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SvrEBT9SEjI/AAAAAAAAAL8/w7zy0JQsY0U/s72-c/DSC00635.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-5462499204320240894</id><published>2009-11-11T05:36:00.000-08:00</published><updated>2009-11-11T05:43:53.246-08:00</updated><title type='text'>ciné, cinémas</title><content type='html'>Deux films vus récemment : away we go et the box.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier sympathique comme tout m'a moyennement emballé. Je me demandais pourquoi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir vu the box, je crois avoir trouvé. A l'inverse de the box, away we go est un film tranquille qui ne prend aucun risque, un truc faussement indépendant et dérangeant, où rien ne gêne. Et pourtant Dave Eggers, le co scénariste, est un écrivain que j'aime beaucoup. IL y a bien la scène délirante en Californie avec une folle new age, anti poussettes, "la poussette comme matrice de toutes les névroses". Très amusant.. mais au delà.. c'est sympathique, drôle, bien fait, mais ça ne prend aucun risque.&lt;br /&gt;Tout le contraire de The box.. Pourtant le film est déroutant. Après un début comme je les aime, une famille moyenne soumise à un événement hors normes : la remise par un homme bizarre - l'acteur est génial - d'une boite qui peut lui faire gagner un million de dollars. Pour cela, il faut appuyer sur un bouton qui tuera un inconnu. L'espèce de dérèglement subséquent de la petite famille américaine parfaite m'a emballé. &lt;br /&gt;Surtout, à la moitié du film - la partie qui m'a le moins plu, on est rationaliste ou pas - le film part dans une sorte de fantastique. D'une certaine façon, the box est moins réussi dans l'absolu qu'away we go, mais pour les risques qu'il prend, le culot qu'il manifeste, il est in fine bien meilleur et intéressant, et donc réussi pour un spectateur qui aime être dérangé..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-5462499204320240894?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/5462499204320240894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=5462499204320240894' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5462499204320240894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5462499204320240894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/11/cine-cinemas.html' title='ciné, cinémas'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-4494699285818629411</id><published>2009-10-11T11:35:00.000-07:00</published><updated>2009-10-11T11:38:09.632-07:00</updated><title type='text'>collision publicitaire</title><content type='html'>pas facile d'être télérama..&lt;br /&gt;dans le dernier numéro, avec le magazine, des pages et des pages de publicité.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;une proposition pour acheter un coffret de dvd très NPA : just a kiss (ken loachà, la raison du plus faible (lucas belvaux) mondovino (ça j'aodre de J nocifer) mon père est ingénieur, sursize me et the station agent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;genre on est un magazine de gauche oui ou merde ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;accompagné d'une publicité "la joie est bmw"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tout le monde a le droit à avoir des contradictions. même télérama.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-4494699285818629411?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/4494699285818629411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=4494699285818629411' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4494699285818629411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4494699285818629411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/10/collision-publicitaire.html' title='collision publicitaire'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-3754859385750406960</id><published>2009-09-03T00:33:00.000-07:00</published><updated>2009-09-03T00:56:52.881-07:00</updated><title type='text'>bas les masques !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/Sp92qqaYx9I/AAAAAAAAALk/mxkppFVBhCk/s1600-h/DSC00437.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/Sp92qqaYx9I/AAAAAAAAALk/mxkppFVBhCk/s320/DSC00437.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5377146955415209938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;je me méfie des coups de gueule et autres mouvements d'humeur et pourtant j'y cède&lt;br /&gt;tout ça à cause de vincent josse et esprit public de france inter.&lt;br /&gt;il interviewe laurent mauvignier. et ça dérape sur la vie privée de l'auteur.&lt;br /&gt;tous ces gens qui idolâtrent proust et qui oublient que l'auteur de la recherche est aussi celui du contre sainte beuve, qui est un refus de la biographie.&lt;br /&gt;y'en a marre des soi disant émissions culturelles où on ne parle que de psychologie comme dans le dernier des magazins féminins. &lt;br /&gt;et l'autre ce matin : "et votre papa" et l'autre de raconter gêné une histoire personnelle difficile &lt;br /&gt;et le josse d'en remettre une couche " ça vous a rapproché"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vincent josse t'es remboursé par la sécurité sociale ? tu consultes ? tu rêves de remplacer mireille dumas ? ou tu as eu ta formation de journaliste dans une loge de concierge ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;parle de livres de culture, et arrête de psychologiser tout le temps. ça nous fera des vacances...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-3754859385750406960?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/3754859385750406960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=3754859385750406960' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3754859385750406960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3754859385750406960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/09/bas-les-masques.html' title='bas les masques !'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/Sp92qqaYx9I/AAAAAAAAALk/mxkppFVBhCk/s72-c/DSC00437.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-4173690469868833415</id><published>2009-08-07T11:50:00.000-07:00</published><updated>2009-08-07T11:52:36.249-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire !</title><content type='html'>Lu dans l'express dans un portrait de Frédéric MItterrand : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ainsi a-t-on été fort surpris, au ministère de la Défense, de le voir surgir, le 13 juillet, en pleine garden-party, pendant que la chorale chantait. Seul membre du gouvernement à s'être déplacé, hors ceux qui gèrent la chose militaire... Le ministre de la Culture chez les kakis, témoignant son admiration aux soldats blessés au feu, du jamais-vu, ou presque, de mémoire de galonné. "L'armée a une grande responsabilité vis-à-vis du patrimoine, explique Mitterrand. Mais la vraie raison est ailleurs : j'habite en face et, depuis vingt ans, je voyais la fête de chez moi ; j'ai eu envie d'aller voir à quoi ressemblait mon appartement vu du ministère. Eh bien, je n'ai pas été déçu : on le voit à merveille, on voit l'intérieur, jusqu'à mes tableaux."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-extravagant-m-mitterrand_778697.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-4173690469868833415?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/4173690469868833415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=4173690469868833415' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4173690469868833415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4173690469868833415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/08/sans-commentaire.html' title='Sans commentaire !'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-6615421072784723019</id><published>2009-08-02T03:47:00.000-07:00</published><updated>2009-08-02T03:50:44.560-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Finissant la lecture de la solitudes des premiers, je lisais une critique de ce livre sur fluctuat net.&lt;br /&gt;la journaliste, fort justement à mon avis, disait que c'était le genre de livre qu'on aimerait critiquer mais qu' on arrive pas à critiquer.. &lt;br /&gt;mais pourquoi donc vouloir critiquer un livre qu'on aime ? qu'est ce qui gêne ? le côté fabriqué lié à une écriture qui le semble moins ? &lt;br /&gt;n'est ce pas tout simplement le plaisir régressif du conte de fée que l'on retrouve en lisant un livre comme ça. aussi peu vraisemblable et pourtant atteignant à des choses sinon vraies du moins d'une grande authenticité.. ce fameux mentir vrai. en tout cas, c'est comme ça que je comprends la formule d'aragon. s'éloigner du vraisemblable au point de mentir mais pour atteindre une vérité que la réalité n'aura jamais.. &lt;br /&gt;aurai je du aller en hypokagne  pour me soigner ? &lt;br /&gt;est il trop tard ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;aidez moi&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-6615421072784723019?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/6615421072784723019/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=6615421072784723019' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6615421072784723019'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6615421072784723019'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/08/finissant-la-lecture-de-la-solitudes.html' title=''/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-7896504797033574380</id><published>2009-06-01T22:57:00.000-07:00</published><updated>2009-06-01T23:36:29.953-07:00</updated><title type='text'>Le sens de l'information</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SiS_Zh8PpqI/AAAAAAAAAKQ/1eSTSV80jSo/s1600-h/DSC00269.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SiS_Zh8PpqI/AAAAAAAAAKQ/1eSTSV80jSo/s400/DSC00269.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342605503296939682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En américain, on dit breaking news. En français édition spéciale. &lt;br /&gt;A écouter et à regarder hier la télévision, je me faisais cette réflexion : et si on y voyait la nature profonde du métier de journaliste.&lt;br /&gt;Quand l'écran des chaînes toutes infos se pare d'un joli bandeau rouge "édition spéciale", que les spécialistes se succèdent, qu'on fait le tour des correspondants, c'est qu'on n'a rien à dire. C'était étonnant à quel point tous ces gens qui parlent n'ont pas d'informations, au sens propre, à délivrer. &lt;br /&gt;hier soir sur i télé ou bfm tv, comme une rengaine, une sorte de litanie, on entendait en boucle, comme tournent les derviches : "pour le moment on ne sait rien".&lt;br /&gt;Avant, on se receuillait devant les morts. aujourd'hui, face à la catastrophe, face au dieu technologie qui se dérobe ("mais qu'avons nous fait pour mériter ça, semblent dire tous les commentaires"), c'est le bruit fait pour rassurer les vivants qui accompagne les morts. un bruit inutile et vain. une tentative d'explication, pour se rassurer "notre société technique est la meilleure, c'est la plus forte"... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mise à jour 8h22&lt;br /&gt;ce matin sur france inter jean louis borloo répondant à une question de nicolas demorand "que sait on sur l'accident ?", a répondu "rien de plus qu'hier"...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-7896504797033574380?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/7896504797033574380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=7896504797033574380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/7896504797033574380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/7896504797033574380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/06/le-sens-de-linformation.html' title='Le sens de l&apos;information'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SiS_Zh8PpqI/AAAAAAAAAKQ/1eSTSV80jSo/s72-c/DSC00269.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-1643725240634106448</id><published>2009-05-11T00:56:00.000-07:00</published><updated>2009-05-11T01:23:32.408-07:00</updated><title type='text'>collision</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SgfgdDC5_dI/AAAAAAAAAKI/fS82EQKXheE/s1600-h/DSCN2077.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SgfgdDC5_dI/AAAAAAAAAKI/fS82EQKXheE/s400/DSCN2077.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334479073281965522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cela fait longtemps que je n'ai pas alimenté le blog. deux feuillets par jour, c'est pas si simple que ça quand on en abat déjà quelques-uns dans la journée. Et l'impression diffuse que la vie est ailleurs. Qu'être devant un écran, ça fait justement écran entre le monde et moi. Comme une envie d'immédiateté, de faire fi des intermédiaires.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour l'humeur..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, invité par une entreprise qui présentait ses résultats. Cadre plutôt luxueux, nourritures exquises et le jeu habituel. L'invitant n'a qu'un but : faire avaler en même temps que le gaspacho d'artichaut SA vision des résultats de son entreprise. Le discours a été préparé, les réponses sont blindées.. la routine. En l'espère, je m'en fichais un peu, j'étais surtout venu pour voir. je savais que je ne ferai pas d'articles sur le sujet... ce genre de rencontres sert aussi à tisser un réseau de connaissances. le jour venu, quand une actualité chaude a lieu, on peut espérer interviewer directement le pdg car il vous connaît.. c'est ça le métier de journaliste aussi.. &lt;br /&gt;En l'espèce, l'hôte est intelligent et drôle. il a bien compris qu'il ne servait à rien de trop blinder. il reconnaît des difficultés dans tel ou tel secteur avec une franchise étonnante, en tout cas qui n'est pas la norme...  on passe à l'entrée après le potage, les tableaux de chiffres se succèdent et les interlocuteurs s'enchainent : directeur financier, responsable commercial, directeur général... et alors qu'on commence le pavé de poisson à la plancha la phrase tombe comme un cheveu dans la soupe : "face à la crise nous avons réduit la masse salariale".. et d'enchainer sur le niveau de la trésorerie "une bonne nouvelle". je reprends du vin, un bordeaux rouge, j'écoute le bruit des fonds des résultats financiers, les pronostics des uns et des autres sur la sortie de crise les questions des confrères autour de la table.. et alors que le dessert arrive - somptueux comme le reste, splendeur visuelle et raffinement du goût doit écrire le traîteur sur son site Internet - la réduction de la masse salariale me revient. et le décalage avec nos agapes. &lt;br /&gt;L'image de l'employé licencié,ou dont le contrat n'a pas été renouvelé me saute à la gueule. J'imagine ses courses chez le hard discounter (c'est plus chic qu'épicier du pauvre). D'autres images claquent devant mes yeux. l'enfance, mes parents sûrement un peu serrés en fin de mois, les dîner où on mangeait des sardines à l'huile et des pâtes (mes deux plats préférés aujourd'hui encore).. parce qu'on "réduisait déjà la masse salariale". &lt;br /&gt;avec le café, il y avait de mini macarons, parfums version originale. Un vrai délice, plus élaboré que la sardine à l'huile. J'ai été bien élevé, je suis parti en serrant la main du président de la société. Un homme de petite taille, autodidacte, qui doit aussi avoir connu des repas frugaux en d'autres temps. Entre-temps, un accident cardiaque l'a ratrappé et lui interdit alcools et les mets trop sucrés m'explique-t-il, alors que je le remercie de son hospitalité.&lt;br /&gt;Marchant dans les rues cossues du XVI arrondissement, à la recherche de mon vélo attaché à un arbre, je suis la prise d'idées contradictoires. Le ciel d'avril est d'un bleu optimiste. J'enjambe ma bicyclette, prends l'avenue d'iéna. L'air est décidément doux. L'optimiste est de mise... Arrivé à la rédaction, j'ai pris ma décision : je ne fais pas d'articles sur les résultats financiers. l'argent du repas sera perdu pour tout le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-1643725240634106448?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/1643725240634106448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=1643725240634106448' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/1643725240634106448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/1643725240634106448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/05/collision.html' title='collision'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SgfgdDC5_dI/AAAAAAAAAKI/fS82EQKXheE/s72-c/DSCN2077.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-5541957293307635765</id><published>2009-02-22T13:33:00.001-08:00</published><updated>2009-02-22T14:13:30.108-08:00</updated><title type='text'>un chant crépusculaire avec (un peu ?) d'espoir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SaHOAxbz1DI/AAAAAAAAAJA/-NeWEV9Scg4/s1600-h/DSC00080.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SaHOAxbz1DI/AAAAAAAAAJA/-NeWEV9Scg4/s400/DSC00080.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305748348684457010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éditions Grasset sont de petits coquines. ELles vendent 11 euros le voyage dans le passé de stefan Zweig, avec cette astuce vraiment finaude : pour faire genre "on vend un livre un vrai", ils publient à la suite de la nouvelle traduite, le texte en allemand, le tout avec une préface plus qu' indigente.. (il ne me semble pas y avoir lu quand elle avait écrite... le héros va au Mexique, a-t-elle écrite lors de l'exil à mexico de Zweig là où il s'est suicidé ?)&lt;br /&gt;Pourtant un inédit de zweig c'est pas rien, surtout quand il est aussi sublime que ce voyage dans le passé.. J'ai longtemps pensé (aujourd'hui je suis moins à avoir des avis aussi définitifs) que le joueur d'échecs est le plus grand livre écrit sur la solitude. &lt;br /&gt;Si j'aimais encore ce genre de formules "le plus grand livre sur", le voyage dans le passé est peut être sinon le plus grand livre sur le désir, du moins le plus boulversant. &lt;br /&gt;Voyageant avec son amant, la discrète héroïne hésite à descendre du train qui les amène dans une ville où ils vont enfin (?) vivre leur amour. Ce périple en train est donc comme l'acmé de la nouvelle. Au moment de descendre elle hésite et à cette phrase sublime : "Cest dommage. c'était si beau. on est allé si vite. J'aurais aimé que ça continue des heures et des heures". dans son contexte la phrase est pour le moins paradoxale, les deux amants ne se sont pas vus depuis plusieurs années. &lt;br /&gt;Contraiterement à ce que pense mon amie Anne G., je ne crois pas que ce soit un texte inachevé. Certes, on ne sait pas ce qu'il advient des personnages. mais cette nouvelle a des allures de pastel. les couleurs s'estompent déjà.. la tonalité est crépesculaire on sent comme jamais chez zweig le poids du temps,  Zweig n'y convoque pas pour rien les fantômes.. &lt;br /&gt; Si le texte n'est pas clos, j'ai envie de croire que c'est parce que Zweig voulait encore croire, que le passé peut se rattrapper, qu'il avait encore un peu d'espoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce texte, j'aurais aimé que les éditions grasset nous livrassent à défaut du texte allemand, une analyse d'un connaisseur distingué de Zweig. A la lecture, il m'a semblé avoir noté quelques faiblesses, quelques clichés dans l'écriture, qui ne sont pas dans l'habitude du grand Stefan. Zweig a-t-il relu son texte ? A-t-il pu le corriger ? je serai tenté de répondre non...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela me donne envie de parler d'un de mes personnages préférés de la vie littéraire : Max Brod (ou Bord je ne sais plus). Il était l'ami le plus fidèle de Kafka, et vu comment était Kafka, être son ami fidèle est une grande chose. &lt;br /&gt;A la mort du génie tchèque, Kafka avait demandé à son ami de brûler tous ces textes. je crois me souvenir que Kafka n'avait jamais rien publié. On connaît donc son oeuvre géniale grâce à la trahison d'un ami. et je me demande toujours aujourd'hui (j'ai lu le procès j'avais moins de 20 ans), si le fait d'avoir porté à la connaissance du plus grand nombre l'Oeuvre de son ami mort pardonne d'avoir manqué à sa parole.&lt;br /&gt;A-t-on le droit de trahir les grands écrivains ? Ne s'appartiennent-ils plus ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-5541957293307635765?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/5541957293307635765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=5541957293307635765' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5541957293307635765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/5541957293307635765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/02/un-chant-crepusculaire-avec-un-peu.html' title='un chant crépusculaire avec (un peu ?) d&apos;espoir'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SaHOAxbz1DI/AAAAAAAAAJA/-NeWEV9Scg4/s72-c/DSC00080.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-2132779133842230607</id><published>2009-02-09T03:26:00.001-08:00</published><updated>2009-02-09T03:37:46.770-08:00</updated><title type='text'>Le Je Nous s'éclaire</title><content type='html'>L’an dernier a paru un livre que je voulais lire (ça tombe bien pour un livre) et puis la vie… pas besoin de faire un dessin. Il y a ce qu’on voudrait faire et ce qu’on fait. Il n’en reste pas moins que le titre  - Qui dit je en nous ? de Claude Arnaud - me plaisait beaucoup, comme L’avenir dure longtemps d’Althusser… Quand un titre est aussi génial on a toujours peur de ne pas trouer un livre à la hauteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par le plus grand des hasards, je viens de lire deux fictions parues aux éditions verticales qui font écho à ce titre. Ce n’est sûrement pas un hasard, tant verticales n’est pas une maison de hasard mais un lieu où la pensée est.. pensée  et la littérature considérée.&lt;br /&gt;A ma gauche Ma solitude s’appelle brando d’Arno Bertina ; à ma gauche La parenthèse espagnole de Sylvie Gracia. A l’écriture fragmentée de l’un (arno bertina) répond le chœur à une voix de l’autre (sylvie gracia).&lt;br /&gt;Bertina fait le portrait d’un vieil oncle par touches, montrant très bien comment le portrait d’une personne particulière n’est pas séparable de celui d’un groupe, en l’espèce sa famille. Comment il ne saurait y avoir d’oncle rebelle sans la famille bourgeoise, comment l’un et l’autre sont l’envers et l’avers de la même pièce (du théâtre de nos identités ?). .. &lt;br /&gt;Sylvie Gracia choisit le monologue ou le récit d’un homme. Un texte écrit à la première personne. Au fil des pages, pourtant, le Je n’est plus. Il n'est que dans la mesure où il est charnière.  Il est son grand père et son amour de jeunesse, il est les républicains espagnols transmis de la mémoire familiale et le père d’adolescentes. Le Je qui écrit au présent est-il encore celui qui vivait hier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens alors de mes études d’économie. On y étudiait les deux grands paradigmes des sciences humaines l’individualisme versus le holisme. Pour faire vite, d’un côté la théorie libérale qui ne reconnaît que des individus , de l’autre les approches à la marx où l’on étudie les grands mouvements de l’Histoire, où l’individu n’a pas d’autre place que celle assignée par des mécaniques qui le déplacent (c’est un lapsus mais il est beau, je le laisse, je voulais écrire dépassent). Macro contre micro, partie contre le tout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que ces deux récits démontrent finalement : &lt;br /&gt;- c’est qu’il n’y a pas de je sans un nous (Bertina). &lt;br /&gt;- Quand j’écris moi, je parle toujours d’un nous (gracia)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rimbaud disait Je est un autre&lt;br /&gt;Gracia et Bertina lui répondent avec grand talent : Je est un Nous.&lt;br /&gt;Et vous ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-2132779133842230607?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/2132779133842230607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=2132779133842230607' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/2132779133842230607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/2132779133842230607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/02/le-je-nous-seclaire.html' title='Le Je Nous s&apos;éclaire'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-6797571833851714268</id><published>2009-01-04T01:22:00.000-08:00</published><updated>2009-01-04T01:39:09.699-08:00</updated><title type='text'>Un bilan sans manipulation</title><content type='html'>Chaque année, un copain me propose de faire un top ten collectif de films.&lt;br /&gt;L'an dernier, j'avais triché estimant qu'à part Control, il n'y avait rien eu de marquant.&lt;br /&gt;cette année j'ai décidé de jouer le jeu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc consulté la liste des films vus (oui je suis un compulsif qui note ce qu'il voit, et ce qu'il lit, c'est une habitude assez sotte).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008 j'ai beaucoup travaillé et donc je ne suis pas allé que je l'aurais voulu au cinéma. Je pensais donc avoir peu de matière pour cette liste. et là miracle : j'ai découvert que la rareté aide la qualité. Ayant moins de temps j'ai été très sélectif dans mes choix...&lt;br /&gt;Seconde surprise, certains films de 2008 me semblaient plus vieux. Dans mon souvenir ils dataient de plusieurs années. je pense par exemple à california dreaming que je recommande chaudement à tous. Est-ce que comme aime à le citer Sophie S "un chef d'oeuvre est un film qu'on aimera demain" ? En tout cas, certains films semblent faire partie de moi depuis bien plus longtemps que je ne les ai découvert. étonnant non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le palmarès :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- hors compétition : une histoire d'amour suédoise sorti en 2008 mais datant d'il y a si longtemps (ce film a mon âge et a bien moins vieilli que moi)..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N° 1 eX eaquo : Séraphine et 4 nuits avec Anna et valse avec bachir&lt;br /&gt;4 two lovers&lt;br /&gt;5 wonderful town&lt;br /&gt;6 la vie moderne&lt;br /&gt;7 california dreaming (il mériterait d'être premier celui là)&lt;br /&gt;8 l'heure d'été&lt;br /&gt;9 julia&lt;br /&gt;10 Tokyo (au début j'avais mis le plaisir de chanter mais c'était une erreur)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j'ai proposé à Laurent de créer une mention pour le meilleur "petit" film de l'année&lt;br /&gt;pour ma part, je le donnerai à la nouvelle vie de Horton et Eldorado&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cruauté de la mémoire&lt;br /&gt;en relisant la liste des films, je vois certains titres que j'ai complètement oublié comme Lady jane de guedigian&lt;br /&gt;dernière remarque : je pense à certains de mes amis blasés qui parfois me disent "ah tu vas au cinéma mais y'a rien à voir, c'est un art mort ou plus rien ne se crée".. y'a des baffes qui se perdent&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-6797571833851714268?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/6797571833851714268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=6797571833851714268' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6797571833851714268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6797571833851714268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2009/01/un-bilan-sans-manipulation.html' title='Un bilan sans manipulation'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-4532973266517143112</id><published>2008-11-04T22:26:00.001-08:00</published><updated>2008-11-04T22:37:00.415-08:00</updated><title type='text'>france culture, vraiment ??</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SRE_AErIq5I/AAAAAAAAAHs/fCfQ7BwSZxQ/s1600-h/DSCN0979.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SRE_AErIq5I/AAAAAAAAAHs/fCfQ7BwSZxQ/s400/DSCN0979.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265058709860035474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin les matins de france culture sont en direct de New York. Est ce une raison suffisante pour supprimer les enjeux internationaux, l'austère mais excellente émission quotidienne ? Attend t on de france culture de succomber à l'analyse à chaud, à la folie du "je suis à new york donc j'ai de bonnes infos" ? Ou n'es-t-on pas en droit d'attendre de la plus exigeante des radios qu'elle soit différente et propose de prendre de la distance quand toutes les radios répètent en boucle la même chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a quand même eu le droit à cette remarque merveilleuse d'ali badou : "quand on entend barack obama parler on a du mal à imaginer qu'il est avocat, un technicien du droit alors qu'il avait des intonations de prêcheur"..&lt;br /&gt;c'est vrai quand on entendait françois mitterrand qui était aussi un technicien de droit, on ne savait pas que les juristes sont des grands orateurs... et qu'entre l'éloquence de la plaidoirie e tcelle de  la chaire il y a des points communs.&lt;br /&gt;C'est bien gentil de faire le beau sur canal plus, mais il faut travailler ses questions aussi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon la photo c'est l'Atlantique, du côté du bassin d'Arcachon ! si on continue tout droit en nageant on arrive à new york !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-4532973266517143112?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/4532973266517143112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=4532973266517143112' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4532973266517143112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4532973266517143112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/11/france-culture-vraiment.html' title='france culture, vraiment ??'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SRE_AErIq5I/AAAAAAAAAHs/fCfQ7BwSZxQ/s72-c/DSCN0979.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-888030466308800923</id><published>2008-11-02T06:36:00.000-08:00</published><updated>2008-11-02T06:44:17.914-08:00</updated><title type='text'>je suis navré pour les sympathiques auteurs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SQ28jRsU9yI/AAAAAAAAAHc/9vCVpv1ryl8/s1600-h/DSCN1248.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SQ28jRsU9yI/AAAAAAAAAHc/9vCVpv1ryl8/s400/DSCN1248.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5264070853696747298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;de ce blog mais il se trouve que c'est eux que je viens de lire.. et comme je les trouve très bon par aileurs, je me permets d'être sentencieux sur un point qui me chiffonne :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.lescinqcontinents.com/infos/index.php?2008/10/09/185-la-traversee-du-mozambique-par-temps-calme-de-patrice-pluyette-le-seuil-2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le problème est pour moi au dernier paragraphe... on explique que l'auteur a écrit un roman d'aventures mais qu'il subvertit le genre. il me semble que dans les bons romans d'aventure, l'auteur utilise toujours les aventures pour raconter autre chose.. de don quichotte à jaques le fataliste et son maitre en passant par stevenson&lt;br /&gt;Patrice Pluyette a donc écrit un très bon roman d'aventures c'est pas mal. il n'a pas subverti un genre qui ne lui a rien demandé. voilà, je remets sur off mon mode bougon..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-888030466308800923?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/888030466308800923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=888030466308800923' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/888030466308800923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/888030466308800923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/11/je-suis-navr-pour-les-sympathiques.html' title='je suis navré pour les sympathiques auteurs'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SQ28jRsU9yI/AAAAAAAAAHc/9vCVpv1ryl8/s72-c/DSCN1248.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-4871319612028763322</id><published>2008-11-02T06:17:00.000-08:00</published><updated>2008-11-02T06:35:06.151-08:00</updated><title type='text'>crise financière et presse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SQ26gK62zFI/AAAAAAAAAHU/PN69XISmDq0/s1600-h/DSCN1264.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SQ26gK62zFI/AAAAAAAAAHU/PN69XISmDq0/s400/DSCN1264.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5264068601315773522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;PLus j'entends (à la radio) des informations sur "comment les français vivent la crise économique qui est super dur et que c'est la plus grave du monde et que même on n'en a jamais vu de comme ça... je me demande comment un français interrogé dans la rue pourrait oser répondre ça va je suis pas inquiet avec le lavage de cerveau qu'il subit" plus je repense à cette histoire que mon frère me racontait quand j'étais petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un trappeur qui s'installe dans une forêt. l'hiver approche et il doit couper du bois pour se affronter le frimas.&lt;br /&gt;Il coupe pas mal d'arbre Ne sachant s'il en a assez ou pas, il va voir le chef indien, comptant sur sa sagesse ancestrale. Le chef indien lui répond : hiver sera rude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type recoupe du bois et au bout d'une semaine de travail il retrourne voir le chef indien  qui lui dit : l'hiver sera très rude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type recoupe du bois et au bout d'une semaine de travail il retrourne voir le chef indien  qui lui dit : l'hiver sera très très rude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le type retroune couper du bois pendant quinze jours il veut être prêt à faire face à toutes les éventualités. il va voir le chef indien qui le voyant arriver lui annonce : l'hiver sera très froid. jamais vu hiver froid comme ça ici&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le mec coupe coupe coupe des arbres on ne l'arrête plus.&lt;br /&gt;et il retourne le chef indien qui lui dit : dieu être en colère nous avoir hiver plus froid depuis toujours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le trappeur commence à se demander si l'indien ne se moque pas de lui et lui demande : mais comment faites vous pour savoir si l'hiver sera rude ? vos prévisions vous en êtes sur&lt;br /&gt;Et l'indien lui répond : nous avons un proverbe, nous les indiens : "quand l'homme blanc coupe beaucoup bois cela veut dire hiver sera très rude"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Replacez par Les médias : l'indien. les français : le trappeur. ou l'inverse.. ça marche aussi&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-4871319612028763322?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/4871319612028763322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=4871319612028763322' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4871319612028763322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4871319612028763322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/11/crise-financire-et-presse.html' title='crise financière et presse'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_muvt_i6SuTc/SQ26gK62zFI/AAAAAAAAAHU/PN69XISmDq0/s72-c/DSCN1264.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-3022892338504574474</id><published>2008-11-02T06:07:00.001-08:00</published><updated>2008-11-02T06:15:16.180-08:00</updated><title type='text'>jouer comme ses mains</title><content type='html'>longtemps pour dire d'un acteur ou d'un musicien qu'il est nul on prétend qu'il joue comme un pied ce qui avouons le n'est guère aimable pour ces deux extrémités de notre anatomie qui doivent nous supporter toute la journée.&lt;br /&gt;après avoir vu yolande moreau dans séraphine, on dira jouer comme ses mains pour signifier le talent d'un acteur. Deux mots sur l'histoire : séraphine est un de ces peintres bruts, du genre qui n'ont jamais rien appris dans un cours aux beaux arts ou ailleurs mais qui ont peint dans leur coin et qu'un jour un collectionneur découvre. le plus connu d'entre eux est le douanier rousseau. séraphine vivait à senlis elle était bonne à tout faire. et elle faisait vraiment tout puisque le soir venu elle faisait des tableaux fabriquant ses couleurs avec les moyens du bord dont je laisserai la surprise de la découverte à ceux qui iront voir le film.&lt;br /&gt;ce qui est sublime ce sont les gestes de yolande moreau la bonne. on voit là une femme de peu effectuer les gestes du quotidien avec minutie et précision, qualités que l'on retrouve quand le soir venue à la lumière d'une chandelle elle peint cette nature (magnifiques scènes tournées dans la campagne). Et l'évidence apparaît : ces métiers longtemps méprisés de bonne, ce personnel qui avait à vois avec les entrailles peu ragoutantes des maisons bourgeoises exerçaient un véritable art. Il faut voir les gestes précis de séraphine couper un poulet, changer un lit, laver le linge ou desservir une table...&lt;br /&gt;avec le film de depardon (la vie moderne), séraphine redonne à ceux qu'on a tellement méprisés qu'ils ont fini par s'oublier, la noblesse de leurs façons. je pense à vous que j'ai connu et que j'aime.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-3022892338504574474?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/3022892338504574474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=3022892338504574474' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3022892338504574474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/3022892338504574474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/11/jouer-comme-ses-mains.html' title='jouer comme ses mains'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-4207552636311561689</id><published>2008-10-25T07:25:00.000-07:00</published><updated>2008-10-25T07:26:51.283-07:00</updated><title type='text'>rectificatif</title><content type='html'>contrairement à ce que j'ai affirmé dans mon billet sur les déferlantes, le livre n'a pas été boudé lors de sa sortie, me dit on du côté des éditions du rouergue.&lt;br /&gt;dont acte. pardon pour cette erreur&lt;br /&gt;sur internet c'est très facile de corriger une erreur, on change le texte. pour ma part je préfère le rectificatif.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-4207552636311561689?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/4207552636311561689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=4207552636311561689' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4207552636311561689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4207552636311561689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/10/rectificatif.html' title='rectificatif'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-6186135093273003087</id><published>2008-10-03T04:51:00.001-07:00</published><updated>2008-10-03T05:02:33.253-07:00</updated><title type='text'>Du numérique à l'analogie</title><content type='html'>La crise fait rage. et je m'étonne de lire partout des pages et des pages faisant référence à la crise de 1929. Pourquoi y'a-t-il partout ces interrogations ? le grand krach a sûrement marqué les imaginations, ne serait-ce par les livres de steinbeck qu'ont lu bien des adolescents. Il n'empêche : l'explication  semble bien courte.&lt;br /&gt;tout le monde sait pourtant que comparaison n'est pas raison. et que rien du système économique actuel n'est comparable avec celui qui existait il y a bientôt un siècle. Une seule différence qui change tout : le temps que mettait les informations. On critique souvent les décisions en temps réel. Or, en l'espèce, je suis certain que cette rapidité de circuit de l'information participe de la réaction des uns et des autres et qu'elle évite des bêtises. j'ai beaucoup de mal à imaginer comment pouvaient décider les gouvernements quand les informations en provenance de wall street mettaient plusieurs heures.&lt;br /&gt;Si l'analogie est mobilisé en permanence, c'est qu'elle permet d'éviter d'expliquer ce qui se passe aujourd'hui, parce qu'on ne comprend rien parce que bien des journalistes ne comprenent rien à l'économie, notamment dans les média généralistes.&lt;br /&gt;Hier l'Insse présentait ses chiffres. le journaliste d'un grand quotidien qui titrait sur ces résultats a posé une question de débutant... Après que le responsable de l'institut de conjoncture a tenté de lui expliquer en vain, le dit journaliste s'est retourné vers moi et m'a dit le plus sérieusement du monde (si c'était de l'humour c'était bien fait) : "de toute façon je ne comprends rien à la macro économie".&lt;br /&gt;vous je ne sais pas mais moi ça me fait peur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-6186135093273003087?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/6186135093273003087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=6186135093273003087' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6186135093273003087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6186135093273003087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/10/du-numrique-lanalogie.html' title='Du numérique à l&apos;analogie'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-6377100455546316927</id><published>2008-08-29T05:55:00.000-07:00</published><updated>2008-08-29T06:05:31.527-07:00</updated><title type='text'>Rentrée : une raison d'être heureux</title><content type='html'>cet été a été marqué par une excellente nouvelle : le succès des déferlantes de claudie gallay. Paru en mars, il n'y a pas eu grand monde pour en parler dans la presse. il devait y avoir un nouveau beigbeider à chroniquer, à moins que ce ne soit un roman d'académicien journaliste directeur de collection critique en vue et producteur de télé qui avait décidé de faire abattre quelques arbres en vain.&lt;br /&gt;Ainsi vont les choses. Et puis Claudie Gallay est arrivée. POur tout dire, j'ai hésité, tourné autour, hésité encore. j'avais peur du livre trop quelque chose. Trop triste, trop compliqué, trop ou pas assez. je ne sais pas pourquoi je n'arrivais pas à me décider.&lt;br /&gt;Et puis je me suis lancé et je n'ai pas regretté. C'est le plus beau livre de l'année je crois. A mesure que je tournais les pages, une évidence s'imposait : "la vérité c'est le style", oui la vérité c'est le style.. et du style C. Gallay en a. Ceux qui aiment les histoires en trouveront une, mêlant secret de famille et vie d'un village, douleurs humaines. Les déferlantes c'est le nom qu'on donne aux vagues qui s'abattent du côté de Cherbourg. C'est quand même un livre où l'on voit un mort ressuciter et je n'en dirai pas plus.&lt;br /&gt;L'histoire magnifiquement construite - un auteur qui donne du temps aux sentiments de naître et de se développer - a quelque chose des histoires de Pagnol. Le décor change et rien n'est plus pareil. Enfin un livre qui ne confond pas sentiments forts et hystérie. un livre qui sait être doux et dur. Un livre qui chante la beauté du monde et sa cruauté, l'un allant avec l'autre.&lt;br /&gt;Dans les déferlantes, un sculpteur s'enferme dans son atelier pour représenter des figures de la douleur humaine, les subsumant. Claudie Gallay est incontestablement sa soeur : c'est une alchimiste qui transforme la pâte noire de nos peines les plus violentes, les séparations définitives qui nous arrachent un bout de nous en ode à l'amour toujours possible...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si vous voulez comprendre ce que je veux dire quand j'écris "la vérité c'est le style", ne me demandez-pas, lisez-le !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-6377100455546316927?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/6377100455546316927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=6377100455546316927' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6377100455546316927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6377100455546316927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/08/rentre-une-raison-dtre-heureux.html' title='Rentrée : une raison d&apos;être heureux'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-6972629491621155692</id><published>2008-08-22T03:01:00.000-07:00</published><updated>2008-08-22T03:23:00.831-07:00</updated><title type='text'>Exercice d'admiration</title><content type='html'>"Sans liberté de blâmer, il n'est d'éloge flatteur", prétendait Beaumarchais. J'aime inverser la proposition : sans capacité à aimer, l'esprit critique devient ricanement vain&lt;br /&gt;Ce blog critique beaucoup... et il est plus que temps de faire part une des choses les plus difficiles : dire qu'on aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant l'été, France Culture a eu la bonne idée de confier sa matinale à une très bonne équipe entrainée par Xavier de la Porte. Ce garçon a un vrai talent. Il peut interviewer aussi bien une sage-femme au sortir d'une salle d'accouchement qu'un professeur au collège de France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque matin, un peu après 7 heures 15, il interviewait une personne qui travaillait la nuit, quelqu'un pour qui la journée se terminait... Son humulité et sa curiosité étaient un régal...&lt;br /&gt;Je me souviens d'une passionnante émission sur le CIO, alors que je ne m'intéresse pas du tout au sport. C'est agréable d'entendre quelqu'un qui sait rendre accessible au plus grand nombre des choses complexes sans jamais tomber dans une vulgarisation qui trop souvent abaisse.. ou dans un discours élitiste qui confine à l'entre soi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que dire de la revue de presse d'Eric Glover (l'orthographe est incertaine) à l'ironie mordante ou de l'improbable encyclopédie du cinéma par la bande annonce...de la revue de presse qui a été confiée à de multiples scientifiques (le biologiste qui l'a assurée la première semaine était passionnant)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la dernière émission ce matin, un hommage a été rendu à Pierre André Boutang, à l'égo discret, ai-je crû comprendre, pour qui le journaliste se devait d'être un passeur pour apporter au plus grand nombre les oeuvres des créateurs..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A culture matin, on sentait quelque chose de cet ordre là... tant pis si l'humilité de toute cette équipe doit en pâtir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-6972629491621155692?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/6972629491621155692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=6972629491621155692' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6972629491621155692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/6972629491621155692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/08/exercice-dadmiration.html' title='Exercice d&apos;admiration'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-738047461767008982</id><published>2008-08-21T02:32:00.000-07:00</published><updated>2008-08-21T02:35:43.575-07:00</updated><title type='text'>l'ennemi du journaliste</title><content type='html'>c'est le préjugé. A ce sujet une anecdote. J'ai été améné à interviewer deux personnes qui faisaient en gros la même chose. L'un diplômé d'Hec, l'autre self made man chaleureux..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etant un être humain, j'ai eu moi aussi ma formation, plus proche d'Hec que de l'autre homme. Conclusion : le premier spontanément me semblait plus sérieux que le second. pourquoi ? parce qu'il parlait le même langage que moi. dieu merci, je fais du vélo, et quand je pédale, je réfléchis.... c'est ainsi que j'ai réalisé que j'avais été victime d'un horrible préjugé, d'une forme de connivence inconsciente...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-738047461767008982?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/738047461767008982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=738047461767008982' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/738047461767008982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/738047461767008982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/08/lennemi-du-journaliste.html' title='l&apos;ennemi du journaliste'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-1149244052587278814</id><published>2008-06-13T01:21:00.000-07:00</published><updated>2008-06-13T01:35:48.325-07:00</updated><title type='text'>Passons en cuisine</title><content type='html'>On vient de me demander de réaliser un papier de macro économie sur un sujet assez austère.&lt;br /&gt;Mon métier, c'est alors de trouver des sources statistiques, ce qui est assez simple. comme c'est pour un magazine, il ne faut pas trop rebuter le lecteur. Comme ça parlait d'échanges extérieurs, c'est typiquement le genre de papier qui commence par raconter une histoire du type "madame machin en vacances à l'autre bout du monde a été très étonnée de voir ses enseignes préférées au coin de la rue. encore un peu et elle se serait crû chez elle". c'est une technique assez basique on crée de la fausse complicité. comme diraient les publicitaires, il faut faire de l'impliquant pour le lecteur.&lt;br /&gt;mais je digresse, je digresse, ce n'est pas de cela que je voulais vous parler mais du choix des experts. En relisant mon article avant de l'envoyer j'ai réalisé que j'avais interviewé deux habitués des médias (et un troisième qui ne l'est pas.. ouf l'honneur est sauf)&lt;br /&gt;Serai je victime du conformisme ? Sûrement, comme tout le monde. Si on interroge des gens connus, c'est d'abord parce que c'est un moyen de se faire bien voir par son rédacteur en chef. Vous n'imaginez pas si vous lui dites "super j'ai une interview de françois fillon" il sera toujours content -enfin là c'est pas sûr, mais vous avez compris l'idée. A l'inverse si vous revenez avec "j'ai l'interview du conseiller général d'un département rural, peu probable qu'il s'enflamme pareillement. et tant pis si le conseiller régional dit des choses mille fois plus intéressantes. il faut du connu..&lt;br /&gt;Autre avantage de la personnalité médiatique : elle connaît par définition les médias. Une amie  - qui travaille dans un tout autre domaine - me racontait qu'une star de son secteur recevait les journalistes en disant "alors vous travaillez pour qui ? presse écrite ? radio ? c'est pour une interview ? un article ? ". en fonction des réponses il fournissait un entretien clés en main pour le journaliste. Celui-ci, souvent pressé, pas toujours très bien payé, et cherchant donc le meilleur rapport effort récompense, va de préférence vers ce type d'interviewés. Vous n'imaginez pas ce que c'est d'interviewer une personne non familière des médias. ça peut tourner au cauchermar, surtout quand vous tombez sur un paranoïaque qui veut tout relire vingt trois fois et vous menace d'un procès aux assises - le parano dit souvent n'importe quoi- pour une virgule mal placée dans une citation entre guillemets.. sans parler de nos amis universitaires pour qui le jounaliste est le chainon manquant entre le singe et la poule et qui pour répondre à une question simple vous renvoie aux origines de la pensée grecque. dans ces cas là un sourire vient toujours à mon visage. je me souviens de mes années de doctorat, de mon départ irraisonné de l'université, et je me dis que la vie est drôle car il s'en est fallu de peu que je sois à sa place..&lt;br /&gt;tu aurais pû comme dirait jean grégor.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-1149244052587278814?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/1149244052587278814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=1149244052587278814' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/1149244052587278814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/1149244052587278814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/06/passons-en-cuisine.html' title='Passons en cuisine'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-8670143258989649550</id><published>2008-06-07T08:05:00.000-07:00</published><updated>2008-06-07T08:14:21.146-07:00</updated><title type='text'>Bizarre vous avez dit bizarre</title><content type='html'>Toujours dans l'introspection sur le métier d'intervieweur. Cette semaine, je suis allé en province (pardon en Région) pour rencontrer un chef d'entreprise. Dans le cas présent, j'étais pris en charge dès mon arrivée à la gare par la directrice du marketing. visite d'un magasin de la société, discours maison asséné sur tous les tons. Le tout avec sympathie mais aussi fermeté.&lt;br /&gt;Puis, re voiture. Direction : le siège social de la société. là encore visite encadrée.. mais avant on m'invite à prendre un café, et, surtout, à poser mon sac dans le bureau du pdg à interviewer.&lt;br /&gt;Dans ces cas là, le bureau est toujours un indicateur de la personnalité. J'ai une phobie du maniaque du rangement. j'aime les bordéliques, ils me font moins peur, que les types (trop) rangés. C'est sûrement un souvenir de mon passé : un boss qui n'avait jamais rien qui trainait sur son bureau. le côté extérieur propre, aucune aspérité.. quand on le connaissait c'était un peu moins nickel : harcèlement soft, pressions en tous genres, colère sur le personnel et j'en passe.&lt;br /&gt;donc pour moi bureau vide = courage fuyons&lt;br /&gt;... sauf que quand on est payé pour interroger le mec, il faut le faire coûte que coûte. donc là ça donne : "courage mon gars, c'est un mauvais quart d'heure à passer" et de me demander déjà pourquoi mais pourquoi ai je accepté de déjeuner avec.. j'imagine le pire.&lt;br /&gt;arrive l'heure de l'interview. le type est charmant, sympathique et ouvert..&lt;br /&gt;pendant le déjeuner ça se confirme. bizarre, vous avez dit bizarre.&lt;br /&gt;il faudra attendre le retour à son bureau, pour connaître le fin de mot de l'histoire. en prévision de ma venue, le brave homme avait tout rangé de peur que je juge mal ce qu'il a appelé "son bazar"...&lt;br /&gt;et voilà comment on peut se faire une fausse image.&lt;br /&gt;le préjugé est le pire ennemi du journaliste. en voici une preuve de plus.&lt;br /&gt;un bureau bien rangé n'appartient pas forcément à un pervers narcissique, dissimulateur et manipulateur.&lt;br /&gt;je m'en souviendrai...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-8670143258989649550?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/8670143258989649550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=8670143258989649550' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/8670143258989649550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/8670143258989649550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/06/bizarre-vous-avez-dit-bizarre.html' title='Bizarre vous avez dit bizarre'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-4048078267254050416</id><published>2008-05-22T14:01:00.000-07:00</published><updated>2008-05-22T14:06:06.815-07:00</updated><title type='text'>à propos du titre du blog</title><content type='html'>pourquoi 2 feuillets et au lit ?&lt;br /&gt;parce que le feuillet est l'unité de base du journaliste. un feuillet 1500 signes soit 30 lignes de 50 caractères espaces compris. Avec le temps, le pigiste compte en feuillet. ça donne des trucs du genre : "p'tain ce mois" il me manque 10 feuillets pour boucler mon budget"..&lt;br /&gt;Variante : "on a réduit ma contribution au magazine Y. Trois feuillets de moins par mois, tout ça parce qu'ils vont passer sur le web pffffffffff, on fait vraiment un métier de chien non ? "&lt;br /&gt;et bien sûr ce qui arrive le moins souvent : "allo... tu sais quoi ? ... oui le mensuel où j'avais un rendez vous, la référence de la mort.. il me propose 15 feuilllets par mois... tu te rends compte 15 feuillets, c'est peinard pour moi"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les jours où j'ai pas envie de travailler, il m'arrive de repousser et repousser, procrastiner dit-on quand on parle la belle langue d'autrefois. Ces jours là, vers 22 heures, plein de honte, voyant le peu de résultat de ma journée, il m'arrive de penser, voyant l'heure avancer, dans un accès de mauvaise conscience : "allez 2feuilllets et au lit"&lt;br /&gt;voilà vous savez tout. Ou presque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-4048078267254050416?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/4048078267254050416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=4048078267254050416' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4048078267254050416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/4048078267254050416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/05/propos-du-titre-du-blog.html' title='à propos du titre du blog'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-8268149014321912333</id><published>2008-05-20T22:14:00.000-07:00</published><updated>2008-05-20T22:18:01.631-07:00</updated><title type='text'>ce que ce blog essaira d'être</title><content type='html'>Je suis assez excédé d'entendre dire et n'importe quoi sur le métier de journaliste. J'ai eu envie de raconter la vie d'un journaliste de base. Expliquer les contraintes de notre métier, ses grandeurs et ses servitudes. Je ne suis pas grand reporter dans un titre national. Je suis devenu journaliste parce que je suis persuadé que ce métier est le plus du monde. Je le crois toujours malgré les difficultés. mon enthousiasme est intact. ça ne m'empêche pas d'être lucide. En particulier, j'ai envie d'écrire sur le métier de journaliste à l'heure de la grande conversion numérique pour reprendre le titre d'un livre qui a eu quelques succès. Il y a à dire. Let's go&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-8268149014321912333?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/8268149014321912333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=8268149014321912333' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/8268149014321912333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/8268149014321912333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/05/ce-que-ce-blog-essaira-dtre.html' title='ce que ce blog essaira d&apos;être'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6245048373310968258.post-2793638156077255696</id><published>2008-05-20T22:05:00.001-07:00</published><updated>2008-05-20T22:14:24.696-07:00</updated><title type='text'>Ce que ce blog ne sera pas</title><content type='html'>Un blog de plus ? En 2008, tout blogueur qui commence ne peut éviter la question : un blog, pourquoi faire ? D'autant que je suis journaliste et qu'il n'y a pas vraiment de manque pour ce type de blogs.&lt;br /&gt;Ce blog n'est pas un blog officiel. Bien des journalistes aujourd'hui blogguent sur les sites de leurs médias à la demande de leur hiérarchie. c'est ce que j'apppelle le blog qui a la couleur du blog, l'odeur du blog mais pas le reste. L'idée est toujours la même : faire partager les soi-disantes coulisses. En vrai ça sert à faire venir des gens sur le site Internet, un média où les investissements publiciaires croissent plus vite qu'ailleurs. En gros, vous êtes directeur d'un magazine en bonne santé et vous cherchez un relais de croissance, alors vous demandez à vos plumes stars d'écrire un peu pour le site web pour créer du trafic.&lt;br /&gt;Ce blog ne sera pas davantage un de ces ramassis de ragots et autres confidentiels à la petite semaine qu'aiment tant mes confères et malheureusement nos lecteurs. Je déteste les visions complotistes du monde. Une information c'est un fait et un fait ça se prouve. Si on ne peut pas prouver ce qu'on dit, on se tait.  J'ai toujours eu une seule règle dans ma vie professionnelle : soit une information est intéressante et elle doit être publiée, soit elle est sans intérêt et on l'oublie. Bien des confidentiels que nous lisons font croire au consommateur de médias qu'il a des informations exclusives. Des ragots de diner en ville manipulés et diffusés par des gens qui ont toujours intérêt à les voir répandus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6245048373310968258-2793638156077255696?l=2feuilletsaulit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/feeds/2793638156077255696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6245048373310968258&amp;postID=2793638156077255696' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/2793638156077255696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6245048373310968258/posts/default/2793638156077255696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://2feuilletsaulit.blogspot.com/2008/05/ce-que-ce-blog-ne-sera-pas.html' title='Ce que ce blog ne sera pas'/><author><name>moderateur</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
